Accueil

Accueil | Pourquoi Green Hope | Les chantiers de Green hope | Le journal du raz de marée | LaTribu | Comment Aider | (to English site)
Sommaire du journal
2004 | nov - dec 2004 | 26-31 dec 2004 | 2005 | 1-7 jan | 8-12 jan 2005 | 13-26 jan | 27 janv - 14 fev | 15 fev - 8 mars | 10 mars - 1er avr | 2 - 22 avr | 22 avr - 9 mai | 10-27 mai | 29 mai -19 juin | 21 juin - 16 juil | 19 juil - 14 août | Festival Green Hope 2005 | 20 août - 19 sept | 20 sept - 3 nov | 4 nov - 23 déc | 2006 | 24 déc - 24 jan | 25 jan - 9 mars | 10 mars - 17 avr | 25 avr - 25 juin | 26 juin - 24 août | Festival Green Hope 2006 | 1 - 24 sept | 30 sept - 18 oct | 20 oct - 28 nov | 3 déc- 25 dec | 2007 | 1er janv - 1er mars | 2 mars - 21 avril | 22 avril - 9 juin | 10 juin-21juillet | 22 juil-12 août | 13 août - 8 oct | 10 oct - 15 nov | 25 nov - 10 fev | 2008 | Depuis le 18 février |
Du 13 janvier au 26 janvier

26 janvier 2005 (20h France)

Demain le bilan financier. A la banque, ce matin, de nouveaux dons nous sont parvenus. Nous pouvons vous présenter demain un premier bilan financier, un mois après le tsunami.

C'est le premier programme "green-hope". Mais l'aide n'a de sens que sur la durée. Bientôt nous mettrons en place le deuxième programme. Il nous faut d'abord boucler celui-ci.

Après la banque, nous partons à Totagamuwa. L'école est détruite. Les enfants sont tous regroupés dans une grande salle, un réfectoire du Temple. Comment cela va-t-il être possible dans tout ce bruit? La photo est celle d'une petite fille de l'école improvisée. Nous apportons l'aide prévue et partons pour l'orphelinat "Baranasuriya" à Totanagalawata qui reçoit 24 enfants de 10 à 18 ans. Nous voulions savoir si l'orphelinat avait reçu des nouveaux depuis le tsumani, nous y retournerons demain. Il semble que cet orphelinat privé, issu d'une donation, ne puisse pas recevoir plus d'enfants actuellement.

Après le déjeuner nous téléphonons au ministère de la santé et de la famille pour débloquer le colis de médicaments d'urgence qui est toujours retenu par les douanes à Colombo. Xavier, un conseiller du ministre nous rappelle très vite. Un homme d'une intelligence vive et pratique. Premier signe d'un haut fonctionnaire du gouvernement… Il nous met en contact avec Bèrangère. Nous entendons enfin des gens responsables, qui parlent le même langage, qui sont dans l'action et veulent nous aider. Ils nous promettent de débloquer le colis, et nous les croyons. Ils nous annoncent que dès aujourd'hui nous rejoignons le collectif "Asie Enfant Isolé" qui regroupe de petites associations de terrain comme nous. Quel soulagement, après tant de déboires avec les représentations françaises à Sri Lanka, leur inefficacité, leur incompétence, et leur désintérêt total pour les Français qui agissent ici, nous sommes réconfortés de nous sentir soutenus.

Pierre est parti avec Renuka à Matara pour régler le solde des deux premiers bateaux que nous recevrons demain. A Ahangama, entre Galle et Merissa, ils sont bloqués par une nouvelle manifestation. Sur la deuxième photo, un enfant porte une pancarte "les pêcheurs attendent l'aide du gouvernement" et sur la suivante, une femme n'en pouvant plus demande "qui s'occupe de nos problèmes ?". La tension monte dans le pays. Hier, Vale et Domi ont soigné près de 400 personnes au dispensaire, blessés en fouillant leurs ruines et, pour beaucoup, traumatisés, épuisés…

Dernière image, celle d'un temple ruiné, à Galle, où Vishnou et Kataragama, dieux du panthéon bouddhiste, se recueillent parmi les décombres.

Versions haute définition des images, sur demande à help@green-hope.org

25 janvier 2005 (20h France)

Un presque rien nous dit que la vie reprend très doucement ici, un souffle (photo 1). Devant la fenêtre un oiseau bleu de satin vif s'est posé. La
jungle, en ce coucher du jour, rappelle le temps d'avant, ce bruissement d'animaux des tropiques.

Nous avons commencé la matinée à la pre-school de Pathuwatha avec Espoir sans Frontières qui finit ses parrainages d'enfants.

Une classe de... 200 élèves

Puis nous sommes partis à Totagamuwa. L'école est détruite. Les 200 scolaires de onze classes sont regroupés dans une seule grande salle du
temple (photo 2). Les autorités ne veulent pas qu'on reconstruise l'école à la même place, trop près de la mer, mais les enseignants et les parents le
souhaiteraient. Nous rencontrons le Principal et un des professeurs d'anglais. Leurs besoins ne sont plus ceux de cahiers, stylos, sacs de classe mais plus concrètement de sanitaires provisoires en attendant de quitter le temple pour la nouvelle école. Besoin aussi d'un tableau par section. Nous pouvons répondre à cette demande qui correspond à la réserve que nous avions envisagée pour cette école. Autant offrir ce qui est nécessaire. C'est l'avantage d'être sur place au jour le jour.

Au retour nous avons la confirmation que nous serons en direct demain à 13 heures sur RTL à l'émission "Les auditeurs ont la parole" à la demande d'une auditrice que nous remercions.

Après le déjeuner nous repartons pour Ambalagoda remettre l'avance afin de commander les deux derniers bateaux prévus du premier programme : "Green Hope 5" et "Green Hope 6 - Actions Solidaires Petit-Couronne", des catamarans à balanciers, wallams. Les deux seront livrés avant le 25 mars.
En même temps, nous relançons la première commande ferme d'un chantier artisanal complètement détruit par le désastre, du travail pour les artisans et des bateaux pour les pêcheurs, des recettes à venir pour financer aussi les projets à long terme.

Nous attendons de conclure avec les villes de Cuffies (Aisne), Cysoing Nord) et Trouville-sur-Mer en Normandie. Avec elles nous débuterons le
deuxième programme. Après-demain nous recevrons "Green Hope 1" et "Green Hope 2 - Sète de Coeur" d'une association de la ville de Sète.

Besoin de médicaments. Demain ESF rentre en France. Alain du Pélikan aussi. Vale et Domi, les deux infirmiers, continueront leur permanence au dispensaire. Ils remarquent de plus en plus de somatisations et manquent d'anxiolytiques et de pommades décontractantes musculaires. Nous devrions recevoir 108 kilos de médicaments ciblés, envoyés grâce au concours d'un partenaire qui désire rester anonyme. Les médicaments sont bloqués à Colombo, pour des papiers, des virgules. Mais nous gardons espoir en la compréhension des douanes que nous avons eu au téléphone à midi.

Demain il y aura un mois que la vague a déchiré ce pays. Quelques fleurs sur les dalles d'un Temple (photo 3).

Versions haute définition des images, sur demande à help@green-hope.org

24 janvier 2005 (21h France)

Aujourd'hui Poya, pleine lune. Chaque mois, Poya est une grande fête. La dernière Poya fut celle du raz-de-marée, il y aura un mois après-demain. Presque tout est fermé, le peuple se recueille, les moines prient. On les entend en écho depuis le lever du jour.

Aujourd'hui encore la petite équipe médicale, Alain, Val, Domi, s'est rendue au dispensaire. Demain sera le dernier jour d'Alain et de nos amis d'Espoir Sans Frontières. Nous sommes admiratifs de leur humble volontariat dans des conditions si précaires.

En début d'après-midi ESF s'est entretenu avec leurs futurs référents qui devront tenir la permanence, recevoir les dons de parrainage d'enfants et les redistribuer. Nous assistons et participons à cette réunion.

Besoin d'école. Renuka rejoint Sanda pour prendre la liste du matériel scolaire que nous devons acheter en urgence pour redémarrer la petite classe. ESF l'accompagne. Renuka revient aussi avec le plan de l'école détruite et de celle qu'il nous faudra reconstruire. Les 1000 € envisagés nous paraissent dérisoires par rapport au chantier et il n'est pas possible de s'engager sans avoir une évaluation précise du coût. En attendant, commençons l'école chez la voisine et très vite nous reverrons les devis avec des professionnels.

Eric de Radio France vient de nous confirmer que nous sommes sur le site www.radiofrance.fr depuis ce soir.Il a fait un travail exceptionnel, très clair, complet. Connectez-vous.

Seulement lorsque les dieux seront favorables...

A la fin de l'après-midi, nous partons avec Kumara pour visiter les capitaines des deux premiers bateaux que nous recevrons demain. L'homme sur la photo est Janat, l'un des capitaines. Il n'a plus de maison mais se dit heureux : quand la vague est arrivée, ce jour de Poya, il priait au temple avec sa famille. Le vieil homme devant sa petite maison est l'oncle qui les reçoit en attendant qu'ils reconstruisent. Pour l'instant ils vivent sous un appentis en bois attenant. Dans l'album d'aujourd'hui : la famille de l'autre capitaine. Quand tout sera prêt, avant que les pêcheurs ne prennent à nouveau la mer qui leur a tout pris, les équipages iront prier et porter des offrandes au Devil Temple, le temple le plus vénéré d' Hikkaduwa. Des astrologues étudieront le jour propice à la mise à l'eau. Il en est également ainsi avant de charpenter le toit d'une maison, de façonner la porte d'entrée. Alors, seulement, les dieux étant favorables, le "Sète de Cœur" et "Green Hope 2" réaliseront le premier frémissement de la vie maritime recommencée.

Janat le capitaine
L'oncle du capitaine
Vivre dans un appentis
Famille de marin

 

23 janvier 2005 (20h France)

Ambalagoda. Un chantier dans les ruines au bord de l'océan infini.

Pemasiri a tout perdu, sauf le savoir faire. Il construit des catamarans. Pour l'instant, il répare ceux de ses amis (photo). Dans une semaine, il peut se mettre à l'oeuvre pour construire les deux Wallams de Green Hope. Ces bateaux de 40 pieds, à balancier (Kollawa), traditionnels, partent deux fois par 24 heures: le matin de 5h à 8h et le soir de 17h à 20h (photo). A chaque fois, huit à dix pêcheurs prennent la mer. Nous commandons et avant deux mois les Wallams seront livrés. En dehors du moteur, qui risque d'être une mauvaise surprise, l'ensemble vaut autour de 4400€.

Aujourd'hui, Vale et Domi ont travaillé toute la journée avec le "docteur Pélikan", au dispensaire.

Se souvenir et pleurer

L'après-midi, nous retrouvons Sanda, les enfants et quelques parents de la pré classe (photos). Nous leur offrons des peluches qu'Yvette, de Pélikan, nous a laissées. La classe est juste derrière le train déraillé. Il ne reste rien. Tout est désolation. Des champs de ruines à perte de vue. Un silence morbide que plombe un ciel lourd des derniers orages de la mi-journée. Nous allons avec l'institutrice, parmi les gravats, jusqu'à la fondation de la classe. On se croirait après un bombardement. Une femme nous rejoint. Ses enfants venaient jouer ici, dans la petite école, alors elle a voulu venir aussi à cette réunion improvisée. Mais elle ne peut plus supporter d'y rester. Elle avait trois enfants, que la vague a emportés. Emportés aussi son frère, le fils de son frère, et leurs maisons. Elle a besoin de parler. Renuka traduit doucement.Elle sort d'un sac en plastique les deux seules photos qui lui restent de ses enfants, de la vie d'avant. Elle pleure en caressant d'un doigt l'image de sa fille, petite, belle et souriante, assise sagement, une robe bleue de fête pour la photo... On est là, au milieu des décombres, de la boue et ce silence... Elle parle toujours, comme une litanie, un monologue du désespoir... Cela nous ferait du bien de pleurer avec elle, depuis tout ce temps qu'on se retient... Avec dignité, elle nous quitte sur le chemin de terre tracé entre les ruines, sans se retourner. Pour aller où, et pourquoi maintenant ?

Besoin d'aide

Sanda attend. La voisine prête sa maison pour commencer la classe. On va reconstruire. Déjà, Green Hope va racheter tout le matériel scolaire. Kalou, le chauffeur de tuk-tuk assiste à notre conversation, il dit qu'il viendra lui aussi pour aider avec ses amis maçons et charpentiers. Ce projet-là, nous ne l'avions pas prévu. Aujourd'hui, nous n'avons pas l'argent... Il faut trouver une école maternelle en France qui veuille parrainer, s'investir, collecter les fonds nécessaires à la reconstruction ( autour de 1000 € ) et se jumeler avec la pré classe, recréer un lien avec ce bout de l'enfer. Qu'à nouveau les enfants du désastre jouent, chantent, colorient la vie. Espérer en l'avenir en croyant aux enfants qui seront ce pays dès demain.

 

Chantier de réparation

Catamaran

Pemasiri

Deux départs par jour

Sanda, enfants et parents devant la classe dévastée

Petit réconfort

Le bonjour de chez nous...

Pierre et Quentin

Versions haute définition des images, sur demande à help@green-hope.org

22 janvier 2005 (22h France)

Ce matin était brûlant comme une fièvre. Malgré le ciel bleu nous savions déjà l'orage tropical. Nous sommes au port d'Hikkaduwa. Nous voulons en savoir plus sur les bateaux de haute mer. Certains étaient au large au moment de la vague et n'ont pas été touchés. Trop peu. Ces quelques bateaux sont accostés dans le silence grave, comme la mémoire recueillie sur la disparition…

Lui, il était propriétaire de quatre bateaux. Il répare celui qui pourra reprendre la mer. Il veut que ce bateau soit beau. Son capitaine peint la rambarde d'un bleu de maternelle vif. C'est un 35 pieds comme les deux que nous avons commandés. Nous voulons toujours en savoir plus. Mireille, d'Espoir sans Frontières, nous accompagne pour filmer. Ce sera un document que nous vous présenterons quand nous passerons vous voir. Nous visitons : couchettes pour six personnes, soute froide pour la conservation des poissons pendant vingt jours…

L'homme nous explique : la pêche se fait avec un filet rond de 300 m et un grand filet long de 2500 m. Il nous dit : "Nos pères sont nés de la mer, nous aussi. La mer a tué les nôtres, ceux qui restent reprendront la mer."

Au déjeuner nous avons eu la  visite de deux Français, Val et Domi, des infirmiers qui nous ont connus par ce site. Ils avaient réservé leur voyage en août. Ils ont décidé de venir. Ils font partie de ces touristes militants qui sauvent un pays en ne l'abandonnant pas. Ils arrivent avec deux gros sacs plastique à raies comme ceux des émigrés. Sacs pleins de merveilles récoltées chez eux pour les enfants. Demain ils accompagneront notre "docteur Pélikan" au dispensaire pour l'assister. Si vous voulez aider, c'est ainsi qu'il faut faire : venir, voir et participer. Les vacances peuvent être un temps offert pour une main tendue vers l'autre du bout du monde.

Après-midi. Elle s'appelle Sanda Wassanthi. Elle était l'institutrice d'une petite pré-classe de 25 élèves. Il ne reste rien. La mer a tout rasé, elle a emporté cinq des enfants. Les autres ont peur de revenir, ils disent : "Ce n'est plus notre école." Reste cette femme qui revient chaque jour sur les ruines dans une zone qui n'a plus de nom, dans un désert de pierres sans repères. Mais Sanda, obstinément, prend le bus et revient chaque matin comme avant. Elle va visiter les enfants dispersés dans les camps, chez des amis. "Ils sont si petits, dit-elle, ils ne comprennent pas". Sanda erre avec la photo des enfants de sa classe. Elle voudrait retrouver les parents pour leur offrir. Elle nous laisse un n° de téléphone. Nous l'appellerons ce soir pour lui donner rendez-vous. Pour Green Hope, il faudra compter avec une nouvelle classe…

Sûr, encore une petite graine à planter dans les décombres, pour une plante fragile, dont il faudra prendre soin, verte pâle comme l'espoir ici.

Les bateaux ont-ils une mémoire?

 

21 janvier 2005 (16h France)

Aujourd'hui une fête musulmane Id-Ul-Alha. A nouveau banques et services publics fermés.

Renuka nous a rejoints. Elle est arrivée dès cet après-midi de Colombo. Elle vit en France et parle notre langue à la perfection. Depuis le désastre elle n'en pouvait plus d'être loin de son peuple. Elle a dépensé toutes ses économies et elle arrivée, volontaire. Pour nous, c'est un miracle d'avoir enfin une interprète. Dans nos négociations et pour mieux servir ce pays en le comprenant mieux. Renuka va nous être essentielle. Elle habite chez nous pour au moins trois semaines et va tenir la permanence de Green Hope quand nous serons absents…(photo)

… Car nous venons de décider de rentrer pour un court séjour en France. Nous devrions arriver à Paris le 31 janvier, repartir le 13 février et voulons absolument nous rendre à Chalon sur Saône pour remercier personnellement ce département où nous avons vécu vingt ans et qui nous a prouvé sa si fidèle amitié et sa générosité… Vous en saurez plus les jours qui viennent.

Nous espérons quitter Paris avec un ou deux ordinateurs portables… On ne sait pas du tout comment on va les acheter…On compte à nouveau sur vous !

Nous vous communiquerons un bilan financier provisoire bientôt. Le temps nous manque sans cesse.

Ce matin il y a eu une manifestation à Dodanduwa. Les miséreux n'en peuvent plus. Les promesses et l'attente aiguisent le tranchant de l'amertume et la révolte (photo).

Nous sommes passés visiter une des familles de la pré-classe qui a tout perdu. Ils vivent à présent sous une toile de tente, le dos à la mer sur les fondations de leur maison détruite. (photo).

Renuka nous a rejoints. Elle va tenir la permanence de Green Hope.
Manifestation à Dodanduwa. On lit sur la pancarte de droite "Pendant que les riches mangent du riz, les pauvres mangent du sable".
Télécharger image

 

20 janvier 2005 (15h France)

Aujourd'hui, pas de journal, mais rédaction pour vous du bilan de Green Hope, ou ce qui est fait avec vos dons, ce qui est prévu pour l'avenir et avec vous.

19 janvier 2005 (15h France)

Hier soir, l’orage tropical a rafraîchi un temps l’atmosphère, mais aujourd’hui les moiteurs brouillent l’air saturé d’humidité… et de moustiques…

Ce matin, pour la première fois, nous sommes allés avec Espoir sans Frontières et Pélikan au camp de réfugiés de Subadhramaya. Un temple qui regroupe des centaines de personnes qu’aucune famille n’est venue chercher et qui n’ont plus rien. Pendant que ESF enquête sur les parrainages – il y a dix orphelins – nous tachons de comprendre les besoins en matériel scolaire et remplaçons les pansements sur des plaies infectées. Faire un pansement c’est aussi un échange humain. Certains soins sont douloureux et nécessitent une tendresse, un échange de regards, de sourires pour apaiser. Contact de douleur partagée, de souffrance, de peau .

Dans le même temps Télécoms sans Frontières installent trois lignes gratuites. Cette association a vraiment une idée magnifique. Ils sont remarquablement efficaces. En dix minutes tout fonctionne et les réfugiés appellent leurs proches. Nous reviendrons lundi.

Après, nous repassons à l’école du bord de mer de Pathuwatha. Nous rencontrons un anglais, Wes, déjà investi dans le projet de cette école. Nous décidons de nous associer. Ensemble, nous ferons encore mieux. ESF retient neuf dossiers de parrainage.

Cet après-midi nous apprenons que la société qui finance un des grands bateaux de 35 pieds par une collecte au sein de l’entreprise, est soutenue par la direction qui offre le moteur…Nous aimerions connaître ces gens là… Un jour, quand nous rentrerons en France…

Autre bonne nouvelle, le Conseil Général de Saône et Loire nous octroie une subvention de 10000 euros. A vous qui nous lisez et habitez ce département écrivez un petit mot à Christophe Sirugues, son président… Fiers de ce département qui a du cœur. Si d’autres régions ou départements… ! Vos dons continuent à nous parvenir. Merci de votre soutien fidèle.

Nous passons l’après-midi à répondre à des mails, faire la comptabilité, et donner une interview à Eric de Radio France qui part demain matin avec Yvette des Pélikans… Ils nous manqueront.

Espoir sans Frontières porte bien son nom. Vous pouvez en toute confiance parrrainer les enfants. Ils associent l’expérience, la compétence, l’organisation, et infiniment d’amour. C’est rare et mérite l’admiration. Merci Mireille, Gabrielle, et Jacques !

Subadhramaya : nous remplaçons des pansements sur les plaies infectées...
Télécharger image
Les lignes de "Télécoms sans frontières"
Télécharger image
Merci Mireille, Gabrielle et Jacques !
Télécharger image

Rectificatif : ans le journal du 17/01/05 nous avons écrit que le deuxième bateau a été offert par la ville de "Redon", malheureusement non ! mais par "vos dons", heureusement oui !

18 janvier 2005 (19h France)

Une petite école au bord de la mer, ouverte sur l’immensité maritime. Le bâtiment n’a cependant presque pas bougé. Quelques tuiles des toits, des huisseries… Mais, du matériel il ne reste rien. Quelques livres et cahiers se dessèchent au soleil. L’école est grouillante d’enfants. Autour d’Hikkaduwa, rien ne doit être construit à moins de 100 mètres de la mer. Quel est l’avenir de la petite école marine ? Le Principal est à Galle, demain nous saurons…

Ce serait triste de la détruire. L’école est sur la commune de Pathuwatha. En attendant la décision, nous allons faire un tour à la pré-classe Green Hope juste à côté, dans la jungle du centre du petit village. En entrant dans l’école nous sommes en connaissance. Les enfants nous accueillent en chantant une comptine. L’institutrice les fait jouer… Un instant de paix pas loin du rivage, à distiller comme une parenthèse…Dans le garage de notre maison, cet après-midi, les filetiers ont commencé de teindre et coudre les filets neufs qu’utiliseront les bateaux de nuit.

L’air est lourd, orageux. Après une fin de jour lumineuse, couleur de papaye, l’orage a claqué à l’intérieur des terres. Pour l’instant une pluie fine murmure sur les palmes et les fleurs expriment le parfum entêtant des nuits moites des tropiques…

La petite école du bord de mer
Télécharger image
Rappel sur les images disponibles en téléchargement : elle sont libres d'utilisation pour la presse entre autres, mais un don à Green Hope sera alors le bienvenu. Merci.


17 janvier 2005 (20h France)

Journée bien remplie !... Ce matin, tôt, nous complétons le matériel scolaire de l’école de Telwattha pour les nouveaux inscrits. Quand nous arrivons il y en a d’autres encore et nous partons vite acheter ce qui manque pour que tous puissent être scolarisés ensemble. Nous ajoutons le nouveau « kit » hygiène (savon, brosse à dents, dentifrice, épuration d’eau) et de quoi créer une équipe de cricket.

Sur la lancée, nous partons rejoindre nos amis d’Espoir sans Frontières qui sont en train de mettre en place vos parrainages à la grande école de Seenigama (Seeni = sucre, Gama=village). Dans la matinée ils effectuent 49 dossiers pour 22 classes et 650 élèves (photo). Le principal nous demande de l’aider pour le matériel scolaire. Nous avons besoin de vous, 650 élèves c’est beaucoup… Dans une classe, un élève dessine à la craie, au tableau noir, le tsunami (photo). Au même moment Eric continue ses reportages au marché aux poissons. Les prix ont augmenté, bonne nouvelle, la population recommence enfin à consommer les produits de la mer. Alain reste au dispensaire. Beaucoup de patients. Nous notons ensemble la progression des somatismes. Après le choc, le silence, la population découvre le désastre, souvent l’impasse, épuisés, les habitants traumatisés laissent de plus en plus s’exprimer leurs angoisses, cauchemars de revenants, la nuit, et le jour, l’instinct de survie parfois violent, au-delà de la pudeur, l’orgueil, la dignité de ce peuple.

Il se peut que les habitants bientôt se révoltent, perdent confiance, s’exaspèrent… Tant de promesses, et ce temps si long à s’accomplir. Il faudrait prévoir un suivi psychologique…

Après un déjeuner rapide nous partons à Matara pour commander les deux grands bateaux de haute mer. L’un est offert par une entreprise française et l’autre par vos dons. Rien à faire pour négocier, le drame des uns fait le business des autres. Il y a toujours des rapaces. Cela nous écoeure mais nous n’avons pas le choix. Le cours de la roupie est de plus en plus faible, les prix augmentent et les carnets de commandes se remplissent. Le premier bateau sera livré dans trois mois, le deuxième dans quatre mois. L’important : c’est fait, ils sont commandés. Ils sont fabriqués à Beruwala. Ils sont superbes, avec cabines et chambres froides (photo).

Profitant d’être à Matara, nous voulons rencontrer l’équipe française du jumelage annoncé de cet hôpital régional avec l’hôpital de Toulouse. En compagnie d’Alain, nous zonons dans les services, affolés par l’hygiène. Des blessés, des poubelles, une effervescence misérable, une humanité extraordinaire des services dans ce taudis. Nous finissons par apprendre qu’il y avait bien trois médecins français mais qu’ils sont repartis pour Ampara…

Ce soir nous dînons avec une nouvelle équipe très sympathique de France 3, une grande tablée animée. Malheureusement ils ne restent qu’une journée puis la Thaïlande puis l’Indonésie. Tout aujourd’hui, Yvette, Présidente de Pélikan, est restée à nos côtés. Nous apprenons à nous connaître. Nous aimons sa réserve, sa douceur, son humilité, la pudeur de son immense tendresse généreuse (photo).

Vous êtes très nombreux à nous inviter quand nous rentrerons en France. Promis nous viendrons. C’est au cœur d’une telle catastrophe que se découvre la simple humanité, la plus belle, celle qui redonne foi en l’homme. Vos mots, vos délicatesses, nous émeuvent, parfois un frisson, une petite larme, et la joie infinie de vous savoir chacune, chacun, maillon de cette magnifique chaîne d’union, de solidarité. Merci !

Enfants de l'école de Seenigama
Télécharger image
Dessiner le tsunami
Télécharger image
Plan des bateaux de haute mer commandés aujourd'ui.
Télécharger image
     
Yvette, de "Pelikan"
Télécharger image
     

 

16 janvier 2005 (16h France)

C’était un dimanche…… comme aujourd’hui. Le ciel était bleu et la nature trop calme ce 26 décembre. Déjà trois semaines depuis le raz-de-marée…

Ce matin réunion avec Espoir sans Frontières et le Pélikan pour planifier une semaine marathon. Le temps est compté, bientôt nous nous retrouverons à nouveau tous les deux. Nous devons finaliser ensemble le dispositif de nos premiers objectifs. Et les semaines suivantes, maintenir… réunion animée, riche, fructueuse.

Médical
Pour répondre à vos nombreuses questions sur l’envoi de médicaments :

Notre appel en urgence a été entendu, les médicaments dont nous avons besoin vont nous parvenir dans les meilleurs délais, par avion puis par route, de Colombo, Ambassade de France. Pour les autres envois, Pelikan va les réceptionner en France et préparer un container. Avec le temps nous ne pouvons pas connaître les besoins et nous déciderons avec Pélikan où les envoyer en priorité. En clair, tout envoi de médicaments, à partir de ce jour doit être adressé à : Le Pélikan/5, Rue de Fontenay/92320 CHATILLON/tél-fax : 01 46 55 90 62 / mail : lepelikan@wanadoo.fr en précisant « médecins green-hope ».

Alain « notre » médecin est rentré très énervé pour déjeuner. Alors qu’il soignait au dispensaire, la Croix Rouge israëlienne est arrivée avec des médecins et une cohorte de journalistes. Les médecins se sont installés dans le dispensaire, avec télévision, photographe, radio en face d’eux, puis ont délivré leurs interviews, sont remontés dans les voitures et repartis…Les médecins n’étaient jamais venus avant, ils n’ont pratiqué aucun soin et laissé aucun médicament au dispensaire… Nous avons connu cela déjà avec Médecins du Monde (cf. journal green-hope samedi dernier).

Heureusement une équipe italienne est passée peu après pour déposer quantité de matériel.

L’armée américaine est arrivée ici . 350 hommes, des moyens considérables, et une efficacité performante. On les reconnaît facilement. Ils occupent le Corral Garden, le plus grand hôtel d’Hikkaduwa devenu zone interdite. Eric, de Radio France, après quelques difficultés, a pu entrer dans l’enceinte, journaliste oblige, et a été pris en charge immédiatement par un attaché de presse.

Plutôt que ces grandes ONG, autistes, inefficaces, incompétentes, que l’on n’a pas vu ici sur cette côte et celle de Merissa, qui passent leur temps à pontifier sur les medias, qui se cantonnent au mieux à Galle ou Matara, et qui n’ont pas l’idée de rayonner avec des équipes mobiles médicalisées, pourquoi ne pas imaginer au plan européen une force commune d’action, fonctionnelle et efficace pour se déployer en urgence en cas de catastrophe internationale.

Après avoir porté comme promis, des légumes, des jeux de cricket, et des chaussures (photos) au camp de réfugiés, nous sommes allés au dispensaire retrouver Alain (photo) . Faute de battage médiatique récupéré, Alain aura au moins sa photo sur notre site !

Une balle et une batte de cricket, le sport national au Sri Lanka.
Télécharger image
Au Sri Lanka, les chaussures ce sont les "Tongs".
Télécharger image
Alain, "notre" médecin dans son dispensaire.
Télécharger image

15 janvier 2005 (12h France)

Aujourd’hui ….… il fait beau. Déjà tard dans la nuit nous avons reçu vos beaux messages d’amitié après la diffusion de Thalassa. Des bonnes nouvelles : une société accepte de nous envoyer la semaine prochaine, par avion, les médicaments dont nous avons tant besoin. Ce matin et en début d’après-midi Alain est retourné soigner au dispensaire. Alain, c’est le médecin de Pélikan, un homme d’une belle élégance de cœur. Yvette, présidente des Pélikans, nous est arrivée ce matin et c’est merveille d’avoir une telle détermination altruiste du bonheur.

Les choix
Ce matin, avec nos amis d’Espoir sans Frontières, nous avons décidé de concentrer nos efforts sur quatre points de la ligne côtière : Thelwata/Paraliya, Wallawattha, le port d’Hikkaduwa, et Dodanduwa. Sur ces quatre points nous combinerons ensemble l’ouverture de classes, d’écoles, le parrainage des enfants, l’achat des bateaux. ESF choisit en priorité les enfants des écoles afin d’avoir un double contrôle, celui de l’enseignant et celui de la famille, en cas d’interrogation sur le suivi de l’enfant parrainé.

La semaine à venir que nous voulons
Les dons arrivent lentement, mais sûrement. Nous avons l’intention ambitieuse, pour la semaine à venir, d’ouvrir une école de 650 enfants, une autre, repérée (photo 1), qui accueille 250 enfants, de commander des walams (catamarans – photo), des bateaux de nuit, deux bateaux de haute mer ainsi que les filets (photo). ESF souhaite réaliser plus de 250 dossiers de parrainage dès le début de la semaine, et le Pélikan faire une prospection et une évaluation des besoins pour un partenariat à long terme.

Camp de réfugiés
En fin de journée nous sommes retournés au camp de réfugiés d’Aluthwala pour prendre des nouvelles des deux classes provisoires que nous avons ouvertes. Nous retrouvons les enfants et prenons les tailles pour leur apporter demain des tongs et un équipement de cricket.

Radio France
Depuis ce matin Eric Chaverou, de Radio France, nous accompagne pour réaliser une série de reportages sur la région près d’un mois après la catastrophe, reportages ouverts sur l’avenir puisqu’il s’agit de suivre pendant un an la renaissance de cette côte.

Nous savons plus que jamais que c’est maintenant que nous devons agir, nous concerter, recentrer nos projets, planifier… mais aussi reprendre des forces, s’obliger à se reposer, juste un peu…

14 janvier 2005 (17h France)

Aujourd’hui c’est une fête nationale, religieuse : Tamil Thai Pongal Day..

Etrange impression de journée plombée, de fête triste. Les moines bouddhistes du temple juste derrière la maison nous ont réveillés à 5h30, comme d’habitude, mais leurs prières avaient un niveau sonore plus fort et durèrent plus longtemps. Sur la place d’Hikkaduwa, ils ont monté des tréteaux, des drapeaux, des haut-parleurs pour la fête. Etonnamment les temples, les statues de Bouddha ont résisté souvent au désastre. Plus loin, de jeunes volontaires déblaient avec des moyens dérisoires. Jour de fête, les banques, les écoles sont fermées. Avec Espoir sans Frontières, Pierre est parti en repérages toute la matinée. Le lieu du déraillement est devenu un lieu de pèlerinage, de tourisme aussi… Les corps sont enterrés dans le sable, au bord de la mer, des grands charniers. Trop près de la mer. Peut-être pour éviter les épidémies.

De jeunes volontaires déblaient.
L'infirmière australienne de la Croix Rouge
Sur les murs d'"une école

Rencontres de bénévoles hollandais qui font un travail de fourmis avec un instituteur sur un quartier complètement détruit : 50 maisons, 50 familles, destructions et disparitions. L’instituteur viendra nous rencontrer demain pour réfléchir ensemble sur ce quartier. Visite d’un dispensaire de fortune monté par une infirmière australienne.

Presque aucun médicament, pas de médecin, une file d’attente immense et patiente, le regard vide… Nous recevons aujourd’hui Alain, un médecin de l’association Pélikan. Nous le conduisons au dispensaire. Il y retournera demain matin. Mais que faire sans anti-inflammatoires, anti-diarrhéiques et des quantités industrielles de gants en caoutchouc… Christian, un autre médecin, nous a rejoints aussi. Il hésitait à venir : la Croix Rouge communique en France que l’on attaque maintenant la phase de reconstruction… Il y a des jours de vertige et d’angoisse avec le sentiment d’être une miette chez un boulanger, une puce devant une montagne… et puis, on se met à table tous ensemble pour dîner, on se découvre, on est bien, ensemble, et on recharge les batteries… Pour demain, plein de projets, déterminés vers l’espoir.

Pierre et Quentin

13 janvier 2005 (9h France)

Une école :

Tôt ce matin, nous sommes partis avec ESF et un tuk-tuk de plus rempli du matériel pour ouvrir l’école de Malawenna, Telwattha. Les écoliers nous accueillent dans la cour avec des chants, une minute de silence, puis l’hymne national. Nous distribuons le matériel par classe pendant que ESF remplit les dossiers en vue de vos parrainages. Lundi, nous porterons des produits pour l’hygiène : savons, brosses à dents, dentifrice. Pendant que nous sommes à l’école, de nombreux parents viennent demander de scolariser leurs enfants. Le directeur accepte de procéder à ces inscriptions. Lundi aussi, nous compléterons le matériel et ESF les dossiers de parrainage. Mieux vaut un enfant à l’école que sur les ruines de sa maison. Nous porterons aussi du matériel sportif, battes et balles de cricket, sport national du Sri Lanka.

Les élèves de Telwattha nous acceuillent dans la cour de l'école.
Une minute de silence pour les disparus.
"L'infini est dans le fini de chaque instant" Khrisnamurti

Des bateaux :

Des collectivités et associations commencent à nous envoyer les dons nécessaires à l’achat de bateaux : « Sète de Cœur », Cannes, Saint-Nazaire, Cuffies, Saint-Cergues, I.U.F.M. des Deux-Sèvres, Cysoing…Si vous habitez par là, soutenez cette initiative essentielle. Il existe trois sortes de bateaux : les bateaux de nuit (19 pieds), nous en avons commandé deux, les catamarans et les gros bateaux de 35 pieds, nous espérons en commander au moins un cette semaine.

Des renseignements pratiques :

Notre zone d’activité va du village de Telwattha à celui de Dodanduwa, soit 17 villages de pêcheurs, plus de 20000 habitants, 3 grands marchés aux poissons, 5 petits ports.

Sur cette zone il y a 14 écoles dont 4 détruites. Les trois prochains jours sont fériés ici, les écoles fermées. Nous allons repérer et nous informer avec ESF sur les différents localités et leurs infrastructures. Nous avons ouvert une pré-classe, une classe provisoire dans un camp, et depuis ce matin une école. Lundi nous poursuivrons. Nous prenons en charge l’ensemble des dépenses de fonctionnement pendant que ESF prépare les dossiers de parrainage. Notre collaboration fonctionne parfaitement.

Médical

D’ici la fin de la semaine un médecin de « Pélican » arrive avec les médicaments demandés, ainsi que ceux en prévention d’une épidémie, par vol direct. Les soins médicaux ne sont pas de notre compétence tant que nous n’avons ni médecin ni médicaments. Malgré nos appels, ce médecin sera le premier sur notre secteur à nous aider près de trois semaines après le tsunami. Un autre médecin de Toulouse arrive aussi, hors organisation. Avec eux, nous étudierons enfin comment mettre en place des dispensaires provisoires. Ils sauront quels sont les vrais besoins. Nous vous raconterons.

Une précision importante

Surtout, ne nous en voulez pas sur notre demande de ralentir l’action containers. Entre tout le travail lié à la scolarisation, aux parrainages des bateaux, l’attente puis la mise en place des soins et grâce à ESF le parrainage des enfants, nous nous inquiétons de n’avoir pas suffisamment l’énergie ni le temps ni la place de recevoir des dons matériels trop importants. Nous assurons cependant qu’aucun de vos envois ne sera perdu. De plus, la vie économique reprend et nous nous devons d’acheter en priorité sur place.

Green Hope a pris depuis trois semaines un essor considérable. Nous manquons cruellement d’un véhicule et d’un ordinateur que nous achèterions ici…

Plan du site

Ce site est hébergé avec le soutien amical de Claranet