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26 janvier 2005 (20h France)
Demain le bilan financier. A la banque, ce matin,
de nouveaux dons nous sont parvenus. Nous pouvons vous présenter
demain un premier bilan financier, un mois après le tsunami.
C'est le premier programme "green-hope". Mais
l'aide n'a de sens que sur la durée. Bientôt
nous mettrons en place le deuxième programme. Il nous faut
d'abord boucler celui-ci.
Après la banque, nous partons à Totagamuwa. L'école
est détruite. Les enfants sont tous regroupés dans
une grande salle, un réfectoire du Temple. Comment cela va-t-il
être possible dans tout ce bruit? La photo est celle d'une
petite fille de l'école improvisée. Nous apportons
l'aide prévue et partons pour l'orphelinat "Baranasuriya"
à Totanagalawata qui reçoit 24 enfants de 10 à
18 ans. Nous voulions savoir si l'orphelinat avait reçu des
nouveaux depuis le tsumani, nous y retournerons demain. Il semble
que cet orphelinat privé, issu d'une donation, ne puisse
pas recevoir plus d'enfants actuellement.
Après le déjeuner nous téléphonons
au ministère de la santé et de la famille pour débloquer
le colis de médicaments d'urgence qui est toujours retenu
par les douanes à Colombo. Xavier, un conseiller
du ministre nous rappelle très vite. Un homme d'une intelligence
vive et pratique. Premier signe d'un haut fonctionnaire du gouvernement…
Il nous met en contact avec Bèrangère. Nous entendons
enfin des gens responsables, qui parlent le même langage,
qui sont dans l'action et veulent nous aider. Ils nous promettent
de débloquer le colis, et nous les croyons. Ils nous annoncent
que dès aujourd'hui nous rejoignons le collectif "Asie
Enfant Isolé" qui regroupe de petites associations
de terrain comme nous. Quel soulagement, après tant de déboires
avec les représentations françaises à Sri Lanka,
leur inefficacité, leur incompétence, et leur désintérêt
total pour les Français qui agissent ici, nous sommes
réconfortés de nous sentir soutenus.
Pierre est parti avec Renuka à Matara pour régler
le solde des deux premiers bateaux que nous recevrons demain. A
Ahangama, entre Galle et Merissa, ils sont bloqués par une
nouvelle manifestation. Sur la deuxième photo, un enfant
porte une pancarte "les pêcheurs attendent l'aide du
gouvernement" et sur la suivante, une femme n'en pouvant plus
demande "qui s'occupe de nos problèmes ?".
La tension monte dans le pays. Hier, Vale et Domi ont soigné
près de 400 personnes au dispensaire, blessés en fouillant
leurs ruines et, pour beaucoup, traumatisés, épuisés…
Dernière image, celle d'un temple ruiné, à
Galle, où Vishnou et Kataragama, dieux du panthéon
bouddhiste, se recueillent parmi les décombres.
25 janvier 2005 (20h France)
Un presque rien nous dit que la vie reprend
très doucement ici, un souffle (photo 1). Devant
la fenêtre un oiseau bleu de satin vif s'est posé.
La
jungle, en ce coucher du jour, rappelle le temps d'avant, ce bruissement
d'animaux des tropiques.
Nous avons commencé la matinée à la pre-school
de Pathuwatha avec Espoir sans Frontières
qui finit ses parrainages d'enfants.
Une classe de... 200 élèves
Puis nous sommes partis à Totagamuwa.
L'école est détruite. Les 200 scolaires de
onze classes sont regroupés dans une seule grande salle du
temple (photo 2). Les autorités ne veulent pas qu'on reconstruise
l'école à la même place, trop près de
la mer, mais les enseignants et les parents le
souhaiteraient. Nous rencontrons le Principal et un des professeurs
d'anglais. Leurs besoins ne sont plus ceux de cahiers, stylos, sacs
de classe mais plus concrètement de sanitaires provisoires
en attendant de quitter le temple pour la nouvelle école.
Besoin aussi d'un tableau par section. Nous pouvons répondre
à cette demande qui correspond à la réserve
que nous avions envisagée pour cette école. Autant
offrir ce qui est nécessaire. C'est l'avantage d'être
sur place au jour le jour.
Au retour nous avons la confirmation que nous serons en
direct demain à 13 heures sur RTL à l'émission
"Les auditeurs ont la parole" à la demande d'une
auditrice que nous remercions.
Après le déjeuner nous repartons pour Ambalagoda remettre
l'avance afin de commander les deux derniers bateaux prévus
du premier programme : "Green Hope 5" et "Green Hope
6 - Actions Solidaires Petit-Couronne", des catamarans à
balanciers, wallams. Les deux seront livrés avant le 25 mars.
En même temps, nous relançons la première commande
ferme d'un chantier artisanal complètement détruit
par le désastre, du travail pour les artisans et des bateaux
pour les pêcheurs, des recettes à venir pour financer
aussi les projets à long terme.
Nous attendons de conclure avec les villes de Cuffies
(Aisne), Cysoing Nord) et Trouville-sur-Mer
en Normandie. Avec elles nous débuterons le
deuxième programme. Après-demain nous recevrons "Green
Hope 1" et "Green Hope 2 - Sète de Coeur"
d'une association de la ville de Sète.
Besoin de médicaments. Demain ESF rentre
en France. Alain du Pélikan aussi. Vale et Domi, les deux
infirmiers, continueront leur permanence au dispensaire. Ils remarquent
de plus en plus de somatisations et manquent d'anxiolytiques et
de pommades décontractantes musculaires. Nous devrions recevoir
108 kilos de médicaments ciblés, envoyés grâce
au concours d'un partenaire qui désire rester anonyme. Les
médicaments sont bloqués à Colombo, pour des
papiers, des virgules. Mais nous gardons espoir en la compréhension
des douanes que nous avons eu au téléphone à
midi.
Demain il y aura un mois que la vague a déchiré
ce pays. Quelques fleurs sur les dalles d'un Temple (photo
3).
24 janvier 2005 (21h France)
Aujourd'hui Poya, pleine lune. Chaque mois, Poya
est une grande fête. La dernière Poya fut celle du
raz-de-marée, il y aura un mois après-demain. Presque
tout est fermé, le peuple se recueille, les moines prient.
On les entend en écho depuis le lever du jour.
Aujourd'hui encore la petite équipe médicale, Alain,
Val, Domi, s'est rendue au dispensaire.
Demain sera le dernier jour d'Alain et de nos amis d'Espoir Sans
Frontières. Nous sommes admiratifs de leur humble
volontariat dans des conditions si précaires.
En début d'après-midi ESF s'est
entretenu avec leurs futurs référents qui devront
tenir la permanence, recevoir les dons de parrainage d'enfants et
les redistribuer. Nous assistons et participons à cette réunion.
Besoin d'école. Renuka rejoint Sanda pour
prendre la liste du matériel scolaire que nous devons acheter
en urgence pour redémarrer la petite classe. ESF l'accompagne.
Renuka revient aussi avec le plan de l'école détruite
et de celle qu'il nous faudra reconstruire. Les 1000 € envisagés
nous paraissent dérisoires par rapport au chantier et il
n'est pas possible de s'engager sans avoir une évaluation
précise du coût. En attendant, commençons l'école
chez la voisine et très vite nous reverrons les devis avec
des professionnels.
Eric de Radio France vient de nous confirmer que nous sommes sur
le site www.radiofrance.fr
depuis ce soir.Il a fait un travail exceptionnel, très
clair, complet. Connectez-vous.
Seulement lorsque les dieux seront favorables...
A la fin de l'après-midi, nous partons avec Kumara
pour visiter les capitaines des deux premiers bateaux que nous recevrons
demain. L'homme sur la photo est Janat, l'un des capitaines. Il
n'a plus de maison mais se dit heureux : quand la vague est arrivée,
ce jour de Poya, il priait au temple avec sa famille. Le vieil homme
devant sa petite maison est l'oncle qui les reçoit en attendant
qu'ils reconstruisent. Pour l'instant ils vivent sous un appentis
en bois attenant. Dans l'album d'aujourd'hui : la famille de l'autre
capitaine. Quand tout sera prêt, avant que les pêcheurs
ne prennent à nouveau la mer qui leur a tout pris, les équipages
iront prier et porter des offrandes au Devil Temple, le temple le
plus vénéré d' Hikkaduwa. Des astrologues étudieront
le jour propice à la mise à l'eau. Il en est également
ainsi avant de charpenter le toit d'une maison, de façonner
la porte d'entrée. Alors, seulement, les dieux étant
favorables, le "Sète de Cœur" et "Green
Hope 2" réaliseront le premier frémissement de
la vie maritime recommencée.
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Janat le capitaine
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L'oncle du capitaine
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Vivre dans un appentis
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Famille de marin
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23
janvier 2005 (20h France)
Ambalagoda. Un chantier dans les ruines au bord de l'océan
infini.
Pemasiri a tout perdu, sauf le savoir faire.
Il construit des catamarans. Pour l'instant, il répare ceux
de ses amis (photo). Dans une semaine, il peut se mettre à
l'oeuvre pour construire les deux Wallams de Green Hope. Ces bateaux
de 40 pieds, à balancier (Kollawa), traditionnels, partent
deux fois par 24 heures: le matin de 5h à 8h et le soir de
17h à 20h (photo). A chaque fois, huit à dix pêcheurs
prennent la mer. Nous commandons et avant deux mois les Wallams
seront livrés. En dehors du moteur, qui risque d'être
une mauvaise surprise, l'ensemble vaut autour de 4400€.
Aujourd'hui, Vale et Domi ont travaillé toute la journée
avec le "docteur Pélikan", au dispensaire.
Se souvenir et pleurer
L'après-midi, nous retrouvons Sanda, les enfants et quelques
parents de la pré classe (photos). Nous leur offrons des
peluches qu'Yvette, de Pélikan, nous a laissées. La
classe est juste derrière le train déraillé.
Il ne reste rien. Tout est désolation. Des champs de ruines
à perte de vue. Un silence morbide que plombe un ciel lourd
des derniers orages de la mi-journée. Nous allons avec l'institutrice,
parmi les gravats, jusqu'à la fondation de la classe. On
se croirait après un bombardement. Une femme nous rejoint.
Ses enfants venaient jouer ici, dans la petite école, alors
elle a voulu venir aussi à cette réunion improvisée.
Mais elle ne peut plus supporter d'y rester. Elle avait trois enfants,
que la vague a emportés. Emportés aussi son frère,
le fils de son frère, et leurs maisons. Elle a besoin de
parler. Renuka traduit doucement.Elle sort d'un sac en plastique
les deux seules photos qui lui restent de ses enfants, de la vie
d'avant. Elle pleure en caressant d'un doigt l'image de sa fille,
petite, belle et souriante, assise sagement, une robe bleue de fête
pour la photo... On est là, au milieu des décombres,
de la boue et ce silence... Elle parle toujours, comme une litanie,
un monologue du désespoir... Cela nous ferait du bien de
pleurer avec elle, depuis tout ce temps qu'on se retient... Avec
dignité, elle nous quitte sur le chemin de terre tracé
entre les ruines, sans se retourner. Pour aller où, et pourquoi
maintenant ?
Besoin d'aide
Sanda attend. La voisine prête sa maison pour commencer la
classe. On va reconstruire. Déjà, Green Hope va racheter
tout le matériel scolaire. Kalou, le chauffeur de tuk-tuk
assiste à notre conversation, il dit qu'il viendra lui aussi
pour aider avec ses amis maçons et charpentiers. Ce projet-là,
nous ne l'avions pas prévu. Aujourd'hui, nous n'avons pas
l'argent... Il faut trouver une école maternelle en France
qui veuille parrainer, s'investir, collecter les fonds nécessaires
à la reconstruction ( autour de 1000 € ) et se jumeler
avec la pré classe, recréer un lien avec ce bout de
l'enfer. Qu'à nouveau les enfants du désastre jouent,
chantent, colorient la vie. Espérer en l'avenir en croyant
aux enfants qui seront ce pays dès demain.
22 janvier 2005 (22h France)
Ce
matin était brûlant comme une fièvre.
Malgré le ciel bleu nous savions déjà l'orage
tropical. Nous sommes au port d'Hikkaduwa. Nous voulons en savoir
plus sur les bateaux de haute mer. Certains étaient au large
au moment de la vague et n'ont pas été touchés.
Trop peu. Ces quelques bateaux sont accostés dans le silence
grave, comme la mémoire recueillie sur la disparition…
Lui,
il était propriétaire de quatre bateaux. Il répare
celui qui pourra reprendre la mer. Il veut que ce bateau soit beau.
Son capitaine peint la rambarde d'un bleu de maternelle vif. C'est
un 35 pieds comme les deux que nous avons commandés. Nous
voulons toujours en savoir plus. Mireille, d'Espoir sans Frontières,
nous accompagne pour filmer. Ce sera un document que nous vous présenterons
quand nous passerons vous voir. Nous visitons : couchettes pour
six personnes, soute froide pour la conservation des poissons pendant
vingt jours…
L'homme
nous explique : la pêche se fait avec un filet rond de 300
m et un grand filet long de 2500 m. Il nous dit : "Nos pères
sont nés de la mer, nous aussi. La mer a tué les nôtres,
ceux qui restent reprendront la mer."
Au
déjeuner nous avons eu la visite de
deux Français, Val et Domi, des infirmiers qui nous
ont connus par ce site. Ils avaient réservé leur voyage
en août. Ils ont décidé de venir. Ils font partie
de ces touristes militants qui sauvent un pays en ne l'abandonnant
pas. Ils arrivent avec deux gros sacs plastique à raies comme
ceux des émigrés. Sacs pleins de merveilles récoltées
chez eux pour les enfants. Demain ils accompagneront notre "docteur
Pélikan" au dispensaire pour l'assister. Si vous voulez aider,
c'est ainsi qu'il faut faire : venir, voir
et participer. Les vacances peuvent être un temps offert pour
une main tendue vers l'autre du bout du monde.
Après-midi.
Elle s'appelle Sanda Wassanthi. Elle était
l'institutrice d'une petite pré-classe de 25 élèves.
Il ne reste rien. La mer a tout rasé, elle a emporté
cinq des enfants. Les autres ont peur de revenir, ils disent : "Ce
n'est plus notre école." Reste cette femme qui revient chaque
jour sur les ruines dans une zone qui n'a plus de nom, dans un désert
de pierres sans repères. Mais Sanda, obstinément,
prend le bus et revient chaque matin comme avant. Elle va visiter
les enfants dispersés dans les camps, chez des amis. "Ils
sont si petits, dit-elle, ils ne comprennent pas". Sanda erre avec
la photo des enfants de sa classe. Elle voudrait retrouver les parents
pour leur offrir. Elle nous laisse un n° de téléphone.
Nous l'appellerons ce soir pour lui donner rendez-vous. Pour Green
Hope, il faudra compter avec une nouvelle classe…
Sûr,
encore une petite graine à planter dans les décombres,
pour une plante fragile, dont il faudra prendre soin, verte pâle
comme l'espoir ici.
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Les bateaux
ont-ils une mémoire?
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21 janvier 2005 (16h France)
Aujourd'hui une fête musulmane Id-Ul-Alha. A nouveau banques
et services publics fermés.
Renuka nous a rejoints. Elle est arrivée dès cet
après-midi de Colombo. Elle vit en France et parle notre
langue à la perfection. Depuis le désastre elle n'en
pouvait plus d'être loin de son peuple. Elle a dépensé
toutes ses économies et elle arrivée, volontaire.
Pour nous, c'est un miracle d'avoir enfin une interprète.
Dans nos négociations et pour mieux servir ce pays en le
comprenant mieux. Renuka va nous être essentielle. Elle habite
chez nous pour au moins trois semaines et va tenir la permanence
de Green Hope quand nous serons absents
(photo)
Car nous venons de décider de rentrer pour un court
séjour en France. Nous devrions arriver à Paris le
31 janvier, repartir le 13 février et voulons absolument
nous rendre à Chalon sur Saône pour remercier personnellement
ce département où nous avons vécu vingt ans
et qui nous a prouvé sa si fidèle amitié et
sa générosité
Vous en saurez plus les
jours qui viennent.
Nous espérons quitter Paris avec un ou deux ordinateurs
portables
On ne sait pas du tout comment on va les acheter
On
compte à nouveau sur vous !
Nous vous communiquerons un bilan financier provisoire bientôt.
Le temps nous manque sans cesse.
Ce matin il y a eu une manifestation à Dodanduwa. Les miséreux
n'en peuvent plus. Les promesses et l'attente aiguisent le tranchant
de l'amertume et la révolte (photo).
Nous sommes passés visiter une des familles de la pré-classe
qui a tout perdu. Ils vivent à présent sous une toile
de tente, le dos à la mer sur les fondations de leur maison
détruite. (photo).
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| Renuka nous a rejoints. Elle va
tenir la permanence de Green Hope. |
Manifestation
à Dodanduwa. On lit sur la pancarte de droite "Pendant
que les riches mangent du riz, les pauvres mangent du sable".
Télécharger image
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20 janvier 2005 (15h France)
Aujourd'hui, pas de journal, mais rédaction pour vous du
bilan de Green Hope, ou ce qui est fait
avec vos dons, ce qui est prévu pour l'avenir et avec vous.
19 janvier 2005 (15h France)
Hier soir, lorage tropical a rafraîchi un temps latmosphère,
mais aujourdhui les moiteurs brouillent lair saturé
dhumidité
et de moustiques
Ce matin, pour la première fois, nous sommes allés
avec Espoir sans Frontières et Pélikan au camp de
réfugiés de Subadhramaya. Un temple qui regroupe des
centaines de personnes quaucune famille nest venue chercher
et qui nont plus rien. Pendant que ESF enquête sur les
parrainages il y a dix orphelins nous tachons de comprendre
les besoins en matériel scolaire et remplaçons les
pansements sur des plaies infectées. Faire un pansement cest
aussi un échange humain. Certains soins sont douloureux et
nécessitent une tendresse, un échange de regards,
de sourires pour apaiser. Contact de douleur partagée, de
souffrance, de peau .
Dans le même temps Télécoms sans Frontières
installent trois lignes gratuites. Cette association a vraiment
une idée magnifique. Ils sont remarquablement efficaces.
En dix minutes tout fonctionne et les réfugiés appellent
leurs proches. Nous reviendrons lundi.
Après, nous repassons à lécole du bord
de mer de Pathuwatha. Nous rencontrons un anglais, Wes, déjà
investi dans le projet de cette école. Nous décidons
de nous associer. Ensemble, nous ferons encore mieux. ESF retient
neuf dossiers de parrainage.
Cet après-midi nous apprenons que la société
qui finance un des grands bateaux de 35 pieds par une collecte au
sein de lentreprise, est soutenue par la direction qui offre
le moteur
Nous aimerions connaître ces gens là
Un jour, quand nous rentrerons en France
Autre bonne nouvelle, le Conseil Général de Saône
et Loire nous octroie une subvention de 10000 euros. A vous qui
nous lisez et habitez ce département écrivez un petit
mot à Christophe Sirugues, son président
Fiers
de ce département qui a du cur. Si dautres régions
ou départements
! Vos dons continuent à nous
parvenir. Merci de votre soutien fidèle.
Nous passons laprès-midi à répondre
à des mails, faire la comptabilité, et donner une
interview à Eric de Radio France qui part demain matin avec
Yvette des Pélikans
Ils nous manqueront.
Espoir sans Frontières porte bien son nom. Vous pouvez
en toute confiance parrrainer les enfants. Ils associent lexpérience,
la compétence, lorganisation, et infiniment damour.
Cest rare et mérite ladmiration. Merci Mireille,
Gabrielle, et Jacques !
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Subadhramaya
: nous remplaçons des pansements sur les plaies infectées...
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Rectificatif : ans le journal du 17/01/05 nous avons écrit
que le deuxième bateau a été offert par la
ville de "Redon", malheureusement non ! mais par "vos
dons", heureusement oui !
18 janvier 2005 (19h France)
Une petite école au bord de la mer, ouverte sur limmensité
maritime. Le bâtiment na cependant presque pas bougé.
Quelques tuiles des toits, des huisseries
Mais, du matériel
il ne reste rien. Quelques livres et cahiers se dessèchent
au soleil. Lécole est grouillante denfants. Autour
dHikkaduwa, rien ne doit être construit à moins
de 100 mètres de la mer. Quel est lavenir de la petite
école marine ? Le Principal est à Galle, demain nous
saurons
Ce serait triste de la détruire. Lécole est
sur la commune de Pathuwatha. En attendant la décision, nous
allons faire un tour à la pré-classe Green Hope juste
à côté, dans la jungle du centre du petit village.
En entrant dans lécole nous sommes en connaissance.
Les enfants nous accueillent en chantant une comptine. Linstitutrice
les fait jouer
Un instant de paix pas loin du rivage, à
distiller comme une parenthèse
Dans le garage de notre
maison, cet après-midi, les filetiers ont commencé
de teindre et coudre les filets neufs quutiliseront les bateaux
de nuit.
Lair est lourd, orageux. Après une fin de jour lumineuse,
couleur de papaye, lorage a claqué à lintérieur
des terres. Pour linstant une pluie fine murmure sur les palmes
et les fleurs expriment le parfum entêtant des nuits moites
des tropiques
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| Rappel sur les images disponibles
en téléchargement : elle sont libres d'utilisation
pour la presse entre autres, mais un don
à Green Hope sera alors le bienvenu. Merci. |
17 janvier 2005 (20h France)
Journée bien remplie !... Ce matin, tôt, nous complétons
le matériel scolaire de lécole de Telwattha
pour les nouveaux inscrits. Quand nous arrivons il y en a dautres
encore et nous partons vite acheter ce qui manque pour que tous
puissent être scolarisés ensemble. Nous ajoutons le
nouveau « kit » hygiène (savon, brosse à
dents, dentifrice, épuration deau) et de quoi créer
une équipe de cricket.
Sur la lancée, nous partons rejoindre nos amis dEspoir
sans Frontières qui sont en train de mettre en place vos
parrainages à la grande école de Seenigama (Seeni
= sucre, Gama=village). Dans la matinée ils effectuent 49
dossiers pour 22 classes et 650 élèves (photo). Le
principal nous demande de laider pour le matériel scolaire.
Nous avons besoin de vous, 650 élèves cest beaucoup
Dans une classe, un élève dessine à la craie,
au tableau noir, le tsunami (photo). Au même moment Eric continue
ses reportages au marché aux poissons. Les prix ont augmenté,
bonne nouvelle, la population recommence enfin à consommer
les produits de la mer. Alain reste au dispensaire. Beaucoup de
patients. Nous notons ensemble la progression des somatismes. Après
le choc, le silence, la population découvre le désastre,
souvent limpasse, épuisés, les habitants traumatisés
laissent de plus en plus sexprimer leurs angoisses, cauchemars
de revenants, la nuit, et le jour, linstinct de survie parfois
violent, au-delà de la pudeur, lorgueil, la dignité
de ce peuple.
Il se peut que les habitants bientôt se révoltent,
perdent confiance, sexaspèrent
Tant de promesses,
et ce temps si long à saccomplir. Il faudrait prévoir
un suivi psychologique
Après un déjeuner rapide nous partons à
Matara pour commander les deux grands bateaux de haute mer.
Lun est offert par une entreprise française et lautre
par vos dons. Rien à faire pour négocier, le drame
des uns fait le business des autres. Il y a toujours des rapaces.
Cela nous écoeure mais nous navons pas le choix. Le
cours de la roupie est de plus en plus faible, les prix augmentent
et les carnets de commandes se remplissent. Le premier bateau sera
livré dans trois mois, le deuxième dans quatre mois.
Limportant : cest fait, ils sont commandés. Ils
sont fabriqués à Beruwala. Ils sont superbes, avec
cabines et chambres froides (photo).
Profitant dêtre à Matara, nous voulons rencontrer
léquipe française du jumelage annoncé
de cet hôpital régional avec lhôpital de
Toulouse. En compagnie dAlain, nous zonons dans les services,
affolés par lhygiène. Des blessés, des
poubelles, une effervescence misérable, une humanité
extraordinaire des services dans ce taudis. Nous finissons par apprendre
quil y avait bien trois médecins français mais
quils sont repartis pour Ampara
Ce soir nous dînons avec une nouvelle équipe très
sympathique de France 3, une grande tablée animée.
Malheureusement ils ne restent quune journée puis la
Thaïlande puis lIndonésie. Tout aujourdhui,
Yvette, Présidente de Pélikan, est restée à
nos côtés. Nous apprenons à nous connaître.
Nous aimons sa réserve, sa douceur, son humilité,
la pudeur de son immense tendresse généreuse (photo).
Vous êtes très nombreux à nous inviter quand
nous rentrerons en France. Promis nous viendrons. Cest au
cur dune telle catastrophe que se découvre la
simple humanité, la plus belle, celle qui redonne foi en
lhomme. Vos mots, vos délicatesses, nous émeuvent,
parfois un frisson, une petite larme, et la joie infinie de vous
savoir chacune, chacun, maillon de cette magnifique chaîne
dunion, de solidarité. Merci !
16 janvier 2005 (16h France)
Cétait un dimanche
comme aujourdhui.
Le ciel était bleu et la nature trop calme ce 26 décembre.
Déjà trois semaines depuis le raz-de-marée
Ce matin réunion avec Espoir sans Frontières et le
Pélikan pour planifier une semaine marathon. Le temps est
compté, bientôt nous nous retrouverons à nouveau
tous les deux. Nous devons finaliser ensemble le dispositif de nos
premiers objectifs. Et les semaines suivantes, maintenir
réunion
animée, riche, fructueuse.
Médical
Pour répondre à vos nombreuses questions sur lenvoi
de médicaments :
Notre appel en urgence a été entendu, les médicaments
dont nous avons besoin vont nous parvenir dans les meilleurs délais,
par avion puis par route, de Colombo, Ambassade de France. Pour
les autres envois, Pelikan va les réceptionner en France
et préparer un container. Avec le temps nous ne pouvons pas
connaître les besoins et nous déciderons avec Pélikan
où les envoyer en priorité. En clair, tout envoi de
médicaments, à partir de ce jour doit être adressé
à : Le Pélikan/5, Rue de Fontenay/92320 CHATILLON/tél-fax
: 01 46 55 90 62 / mail : lepelikan@wanadoo.fr en précisant
« médecins green-hope ».
Alain « notre » médecin est rentré
très énervé pour déjeuner. Alors
quil soignait au dispensaire, la Croix Rouge israëlienne
est arrivée avec des médecins et une cohorte de journalistes.
Les médecins se sont installés dans le dispensaire,
avec télévision, photographe, radio en face deux,
puis ont délivré leurs interviews, sont remontés
dans les voitures et repartis
Les médecins nétaient
jamais venus avant, ils nont pratiqué aucun soin et
laissé aucun médicament au dispensaire
Nous
avons connu cela déjà avec Médecins du Monde
(cf. journal green-hope samedi dernier).
Heureusement une équipe italienne est passée peu
après pour déposer quantité de matériel.
Larmée américaine est arrivée
ici . 350 hommes, des moyens considérables, et une efficacité
performante. On les reconnaît facilement. Ils occupent le
Corral Garden, le plus grand hôtel dHikkaduwa devenu
zone interdite. Eric, de Radio France, après quelques difficultés,
a pu entrer dans lenceinte, journaliste oblige, et a été
pris en charge immédiatement par un attaché de presse.
Plutôt que ces grandes ONG, autistes, inefficaces, incompétentes,
que lon na pas vu ici sur cette côte et celle
de Merissa, qui passent leur temps à pontifier sur les medias,
qui se cantonnent au mieux à Galle ou Matara, et qui nont
pas lidée de rayonner avec des équipes mobiles
médicalisées, pourquoi ne pas imaginer au plan européen
une force commune daction, fonctionnelle et efficace pour
se déployer en urgence en cas de catastrophe internationale.
Après avoir porté comme promis, des légumes,
des jeux de cricket, et des chaussures (photos) au camp de réfugiés,
nous sommes allés au dispensaire retrouver Alain (photo)
. Faute de battage médiatique récupéré,
Alain aura au moins sa photo sur notre site !
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Une balle et
une batte de cricket, le sport national au Sri Lanka.
Télécharger image
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15 janvier 2005 (12h France)
Aujourdhui
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il fait beau. Déjà
tard dans la nuit nous avons reçu vos beaux messages damitié
après la diffusion de Thalassa. Des bonnes nouvelles : une
société accepte de nous envoyer la semaine prochaine,
par avion, les médicaments dont nous avons tant besoin. Ce
matin et en début daprès-midi Alain est retourné
soigner au dispensaire. Alain, cest le médecin de Pélikan,
un homme dune belle élégance de cur. Yvette,
présidente des Pélikans, nous est arrivée ce
matin et cest merveille davoir une telle détermination
altruiste du bonheur.
Les choix
Ce matin, avec nos amis dEspoir sans Frontières,
nous avons décidé de concentrer nos efforts sur quatre
points de la ligne côtière : Thelwata/Paraliya, Wallawattha,
le port dHikkaduwa, et Dodanduwa. Sur ces quatre points nous
combinerons ensemble louverture de classes, décoles,
le parrainage des enfants, lachat des bateaux. ESF choisit
en priorité les enfants des écoles afin davoir
un double contrôle, celui de lenseignant et celui de
la famille, en cas dinterrogation sur le suivi de lenfant
parrainé.
La semaine à venir que nous voulons
Les dons arrivent lentement, mais sûrement. Nous avons
lintention ambitieuse, pour la semaine à venir, douvrir
une école de 650 enfants, une autre, repérée
(photo 1), qui accueille 250 enfants, de commander des walams (catamarans
photo), des bateaux de nuit, deux bateaux de haute mer ainsi
que les filets (photo). ESF souhaite réaliser plus de 250
dossiers de parrainage dès le début de la semaine,
et le Pélikan faire une prospection et une évaluation
des besoins pour un partenariat à long terme.
Camp de réfugiés
En fin de journée nous sommes retournés au camp
de réfugiés dAluthwala pour prendre des nouvelles
des deux classes provisoires que nous avons ouvertes. Nous retrouvons
les enfants et prenons les tailles pour leur apporter demain des
tongs et un équipement de cricket.
Radio France
Depuis ce matin Eric Chaverou, de Radio France, nous accompagne
pour réaliser une série de reportages sur la région
près dun mois après la catastrophe, reportages
ouverts sur lavenir puisquil sagit de suivre pendant
un an la renaissance de cette côte.
Nous savons plus que jamais que cest maintenant que nous
devons agir, nous concerter, recentrer nos projets, planifier
mais aussi reprendre des forces, sobliger à se reposer,
juste un peu
14 janvier 2005 (17h France)
Aujourdhui cest une fête nationale, religieuse
: Tamil Thai Pongal Day..
Etrange impression de journée plombée, de fête
triste. Les moines bouddhistes du temple juste derrière la
maison nous ont réveillés à 5h30, comme dhabitude,
mais leurs prières avaient un niveau sonore plus fort et
durèrent plus longtemps. Sur la place dHikkaduwa, ils
ont monté des tréteaux, des drapeaux, des haut-parleurs
pour la fête. Etonnamment les temples, les statues de Bouddha
ont résisté souvent au désastre. Plus loin,
de jeunes volontaires déblaient avec des moyens dérisoires.
Jour de fête, les banques, les écoles sont fermées.
Avec Espoir sans Frontières, Pierre est parti en repérages
toute la matinée. Le lieu du déraillement est devenu
un lieu de pèlerinage, de tourisme aussi
Les corps
sont enterrés dans le sable, au bord de la mer, des grands
charniers. Trop près de la mer. Peut-être pour éviter
les épidémies.
Rencontres de bénévoles hollandais qui font un travail
de fourmis avec un instituteur sur un quartier complètement
détruit : 50 maisons, 50 familles, destructions et disparitions.
Linstituteur viendra nous rencontrer demain pour réfléchir
ensemble sur ce quartier. Visite dun dispensaire de fortune
monté par une infirmière australienne.
Presque aucun médicament, pas de médecin, une file
dattente immense et patiente, le regard vide
Nous recevons
aujourdhui Alain, un médecin de lassociation
Pélikan. Nous le conduisons au dispensaire. Il y retournera
demain matin. Mais que faire sans anti-inflammatoires, anti-diarrhéiques
et des quantités industrielles de gants en caoutchouc
Christian, un autre médecin, nous a rejoints aussi. Il hésitait
à venir : la Croix Rouge communique en France que lon
attaque maintenant la phase de reconstruction
Il y a des jours
de vertige et dangoisse avec le sentiment dêtre
une miette chez un boulanger, une puce devant une montagne
et puis, on se met à table tous ensemble pour dîner,
on se découvre, on est bien, ensemble, et on recharge les
batteries
Pour demain, plein de projets, déterminés
vers lespoir.
Pierre et Quentin
13 janvier 2005 (9h France)
Une école :
Tôt ce matin, nous sommes partis avec ESF et un tuk-tuk de
plus rempli du matériel pour ouvrir lécole de
Malawenna, Telwattha. Les écoliers nous accueillent dans
la cour avec des chants, une minute de silence, puis lhymne
national. Nous distribuons le matériel par classe pendant
que ESF remplit les dossiers en vue de vos parrainages. Lundi, nous
porterons des produits pour lhygiène : savons, brosses
à dents, dentifrice. Pendant que nous sommes à lécole,
de nombreux parents viennent demander de scolariser leurs enfants.
Le directeur accepte de procéder à ces inscriptions.
Lundi aussi, nous compléterons le matériel et ESF
les dossiers de parrainage. Mieux vaut un enfant à lécole
que sur les ruines de sa maison. Nous porterons aussi du matériel
sportif, battes et balles de cricket, sport national du Sri Lanka.
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Les élèves de Telwattha
nous acceuillent dans la cour de l'école.
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Une minute de silence pour les disparus.
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"L'infini est dans le fini de chaque
instant" Khrisnamurti |
Des bateaux :
Des collectivités et associations commencent à nous
envoyer les dons nécessaires à lachat de bateaux
: « Sète de Cur », Cannes, Saint-Nazaire,
Cuffies, Saint-Cergues, I.U.F.M. des Deux-Sèvres, Cysoing
Si
vous habitez par là, soutenez cette initiative essentielle.
Il existe trois sortes de bateaux : les bateaux de nuit (19 pieds),
nous en avons commandé deux, les catamarans et les gros bateaux
de 35 pieds, nous espérons en commander au moins un cette
semaine.
Des renseignements pratiques :
Notre zone dactivité va du village de Telwattha à
celui de Dodanduwa, soit 17 villages de pêcheurs, plus de
20000 habitants, 3 grands marchés aux poissons, 5 petits
ports.
Sur cette zone il y a 14 écoles dont 4 détruites.
Les trois prochains jours sont fériés ici, les écoles
fermées. Nous allons repérer et nous informer avec
ESF sur les différents localités et leurs infrastructures.
Nous avons ouvert une pré-classe, une classe provisoire dans
un camp, et depuis ce matin une école. Lundi nous poursuivrons.
Nous prenons en charge lensemble des dépenses de fonctionnement
pendant que ESF prépare les dossiers de parrainage. Notre
collaboration fonctionne parfaitement.
Médical
Dici la fin de la semaine un médecin de « Pélican
» arrive avec les médicaments demandés, ainsi
que ceux en prévention dune épidémie,
par vol direct. Les soins médicaux ne sont pas de notre compétence
tant que nous navons ni médecin ni médicaments.
Malgré nos appels, ce médecin sera le premier sur
notre secteur à nous aider près de trois semaines
après le tsunami. Un autre médecin de Toulouse arrive
aussi, hors organisation. Avec eux, nous étudierons enfin
comment mettre en place des dispensaires provisoires. Ils sauront
quels sont les vrais besoins. Nous vous raconterons.
Une précision importante
Surtout, ne nous en voulez pas sur notre demande de ralentir laction
containers. Entre tout le travail lié à la scolarisation,
aux parrainages des bateaux, lattente puis la mise en place
des soins et grâce à ESF le parrainage des enfants,
nous nous inquiétons de navoir pas suffisamment lénergie
ni le temps ni la place de recevoir des dons matériels trop
importants. Nous assurons cependant quaucun de vos envois
ne sera perdu. De plus, la vie économique reprend et nous
nous devons dacheter en priorité sur place.
Green Hope a pris depuis trois semaines un essor considérable.
Nous manquons cruellement dun véhicule et dun
ordinateur que nous achèterions ici
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