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22 juin - 20h00 - Hikkaduwa - Pierre et Quentin
Apres un long voyage, nous sommes arrivés à Hikkaduwa avec Sophie et Lydia... nous sommes en pleine mousson et avons mis près de 5h sur une route inondée avec un trafic intense. La mauvaise saison rend les connections très difficiles, du téléphone et aussi de l'internet, et depuis cette arrivée nous essayons de vous écrire, sans succès, nous espérons de tout coeur que ce journal vous parviendra !
Avec le décalage et des pluies torrentielles, nous avons eu besoin de repos, mais dès hier soir, jour de Poya, pleine lune, nous sommes allés sur le terrain de la future coopérative de femmes que nous allons construire encore plus belle et efficace que nous ne l'avions prévu au départ.
Le bâtiment sera composé de deux étages. Au rez-de-chaussée, nous allons construire un grand garage pour le camion frigorifique et ranger les filets, les caisses, et l'armement des bateaux. Au dessus se trouvera l'atelier large et aéré, nous avons ajouté des claires voies, des fenêtres, une pièce pour que les femmes puissent se laver et se changer, se faire du thé aussi. Dans le jardin que nous retravaillerons quand les travaux seront terminés, nous installerons des toilettes.
C'est demain, à 6h du matin, que nous assisterons à la cérémonie de commencement des fondations, à la date et l'heure choisie par le Temple, pour être bénéfiques.
Dès ce matin, Sophie a rencontré le Principal du collège de Seemigama, pour lui annoncer la venue prochaine de Nicole et toute son équipe, et mettre en place les premiers dépistages visuels. Le collège a enfin une adresse mail pour communiquer, seulement depuis trois jours...
Ici, tout fini par arriver, mais la notion du temps est différente de la nôtre. C'est un très bon exercice pour découvrir une autre notion du temps... et la sagesse…!
Sophie a commencé aussi de mettre en place les premiers dépistages visuels. Une salle des professeurs va être mise à sa disposition, et les premiers enfants, ceux qui ont le plus de difficultés, seront contrôlés dès demain matin de 9h à 13h... le début d'un beau projet...
Sophie, accompagnée de Lydia, a rencontré un opticien d'Hikkaduwa avec lequel nous pourrons travailler. Le principe étant toujours d'aider, mais en maintenant l'économie locale, les verres et lunettes sont parvenus par des touristes et nous-mêmes, et le montage sera effectué sur place.
Nous nous sommes lancés hier dans la comptabilité avec Kumara, toutes les dépenses effectuées pendant notre absence, des dizaines de factures qu'il nous faut numéroter, classer, dater et traduire en français, souvent de tout petit bout de papier genre feuille de cigarette... un travail de fourmi ! Quand nous repartirons nous aurons le plus vite possible un rendez vous au cabinet d'expertise comptable à qui nous avons confié toute la comptabilité de "green hope", afin qu'aucune erreur ne soit possible. Nous pourrons ainsi vous proposer un bilan financier intermédiaire que nous avons décidé d'arrêter au 26 juin, six mois après le tsunami.
Le taux de la roupie a incroyablement diminué, aujourd'hui, 1 euro vaut seulement 120 roupies, cela aussi va compliquer notre budget et nos projets, d'autant plus que les prix explosent. Par exemple, un flotteur de filet autrefois, il y a deux mois, revenait à 25 Rs, maintenant il coûte 45 Rs, pareil pour l'essence, la nourriture...
Des problèmes multiples sont liés au manque de concertation des donateurs. Nous sommes obligés d'être vigilants sur tout, il existe un véritable marché de l'arnaque lié au tsunami. Tout doit être contrôlé. Les donateurs, avec leur bon coeur, ont payé au coup par coup, parfois le même besoin plusieurs fois. Ce n'est pas simple mais à "green hope" nous sommes sur place, nous connaissons les gens, nous pouvons contrôler. Nous avons des échos de France. Ici, rien n'a évolué, les gens attendent... l'administration humanitaire a des structures trop complexes, la gestion de leurs propres problèmes, leurs personnels, sont trop lourds pour rester à taille humaine... et c'est pourtant de vie au quotidien, de drames, de douleurs, de vies échouées, d'espoirs déçus auxquels nous sommes réellement confrontés chaque jour... Il serait décidément beaucoup plus important de conforter la chaîne solidaire des petites assos comme la nôtre, sur place, partageant celle des plus démunis... mais rien à faire, de passage en France, nous avons essaye de joindre les "décideurs" pour être soutenus, sans succès. Sans doute ont-ils d'autres problèmes à régler, nous ne sommes plus de l'actualité qui peut permettre de se faire valoir...
Mais, nous, nous vous avons, et souvent, maintenant, nous connaissons vos visages, vos coeurs larges ... un peu une histoire d'amour !
Pendant notre absence les aires de jeux ont été installées sur les terrains des pré classes... Le deuxième chalutier a un problème de surconsommation de carburant, nous allons devoir trouver un moteur plus économique, mais il est prêt à partir... le troisième chalutier est trouvé, mais nous essayons de négocier... Nous pensons que d'ici une semaine ou deux, trois chalutiers auront repris la mer... Nous avions apporté des t-shirt "green hope" et les avons offerts aux pécheurs ravis et très fiers... Nous pensons construire une petite maison pour la veuve et la famille de Susantha, ils vivent actuellement chez un oncle querelleur et après le décès, sans le père de famille disparu, la vie est devenue trop dure...
Inutile de vous le dire, mais cela est mieux en le disant, nous comptons encore fort sur vous toutes et tous, faute de la moindre aide de l'Etat, ni des grosses ONG... Nous sommes confiants...
22 juin - 10h00 - France - JC - Rully
Pierre et Quentin sont bien arrivés, mais
ils rencontrent de gros problèmes de télécommunications
et donc de messagerie. Ils me prient de vous dire que ceux ou celles
qui désirent leur écrire directement utilisent l'adresse
pierre@bellmail.lk qui "semble mieux marcher".
On essaiera tout de même de publier des nouvelles le plus
vite possible.
19 juin - 20h00 - France
- Jean-Christophe et Alain, de Rully
Aujourd'hui dimanche, Pierre et Quentin, accompagnés de
Lydia et Sophie, se sont envolés à nouveau pour le
Sri Lanka. Ces dernières semaines, ils se sont attachés
à établir des contacts dans de nombreuses régions
et gagner les soutiens indispensables pour assurer demain les moyens
humains et matériels à la poursuite de l'aide aux
sinistrés d'Hikkaduwa.
Le Sri Lanka, après le tsunami, c'est 31000 morts, 5000
disparus, des milliers de bateaux détruits, un million de
personnes affectées dont 84000 foyers sans logement, et une
grande partie du rivage dévasté, mettant sérieusement
à mal l'industrie du tourisme très vitale.
Que reste-t-il des promesses de dons ? Sur l'aide internationale
promise de 2 milliards de dollars, le pays n'a "pas même
reçu cinq cents" selon Mme Kumaratunga, la présidente
du Sri Lanka. De nombreux pays subordonnent en effet leur versement
à un accord entre le gouvernement et les zones rebelles tenues
par les Tigres de libération de l'Eelam tamoul.
Une petite organisation comme Green Hope se voit donc investie
d'une mission locale qui pourrait presque apparaître encore
comme une forme d'urgence au regard des besoins des habitants et
des carences de l'aide officielle.
De fructueux contacts en France ont permis de préparer
des actions et dégager des moyens pour les mois et les années
qui viennent, entre autres:
- nombreux parrainages de classes, d'écoles, de collèges
- projet finalisé de coopérative de femmes autour
d'un atelier de confection artisanale
- projet finalisé de dépistage visuel des enfants
scolarisés et fourniture de lunettes
- création d'une liste de correspondants par région
- parrainages de secouristes
- parrainage sportif
- dons importants de municipalités, d'associations, pour
des achats de bateaux ou de matériel scolaire.
- enrichissement du site avec une rubrique consacrée au commerce
équitable et au microcrédit
- projet de parrainage de personnes âgées
- projets artistiques
- fret-sauvage-militant pour acheminer l'aide matérielle
hors des circuits officiels
- soutien d'un éditeur et d'Etienne Daho pour un livre à
paraître en septembre et vendu au profit de Green Hope.
Aussi, ces noms de villes ou de villages chantent pour nous: Cuffies, Bourg
sur Gironde, La Teste de Buch, Pessac, Trouville sur Mer, Cabourg,
Petit Couronne, Sotteville les Rouen, Franceville, Saint Nolff,
Cazouls d'Hérault, Sète, Deauville, Rully, Virey le
Grand, Lans, Mâcon, Lyon, Monistrol sur Loire, Clermont Ferrand,
Saint Tropez, Montauroux, Montpellier, Gordes, Fons sur Lussan,
Toulouse, Grau du Roi, Merville, Cyssoing, Mâcon, Chambéry,
Amfreville, Touques, Anglards de Salers…
Mais aussi: Secouristes sans Frontières du Mont d'Or, Sète
de Cœur, Chevron Solidaire de Belgique, Solidarité
Touques, Lion's Club International de Deauville-Trouville, Sri Lanka
Cœur à Cœur, Monde de l'Asie et de l'Inde, Action
Solidarité Action Citoyenne de Petit Couronne, Res Publica,
Association des Pupilles des Ecoles Publiques de la Gironde, Restaurant
La Plaisance de Bourg sur Gironde, Ski Club Sétois, Inter
Associations de Cazouls, Club Wecci, Les Amis de Rully, Conseil
général de Saône et Loire, Ophtalmologistes
et Opticiens de Chambéry, Société d'assurances
de Roubaix, Entreprise AOS de Levallois, Plongeurs du Monde, M6,
Radio France…
Et encore: collège Barbara Hendrix d'Orange, collège
des Bauges au Châtelard, école Ferradou de Toulouse,
conseil municipal des enfants de Saint Nolff en Bretagne, collège
Alfred Kastler de Merville-Franceville, collège Charles Mozin
de Trouville, une école maternelle de Nice, collège
Rimbaud et école Aristide Briand de Pessac, collège
Saint Dominique de Chalon sur Saône, école maternelle
de Gujan-Mestras, école Marie Rouanet de Cazouls d'Hérault…
Pendant l'absence de Pierre et Quentin, le bureau permanent d'Hikkaduwa
a organisé les chantiers de reconstruction et obtenu de belles
réussites, comme le déblocage du container de médicaments
pour fournir enfin l'hôpital, ou la gestion indépendante
de la coopérative de pêcheurs.
Demain l'équipe renforcée sur place va mettre
en oeuvre les nouveaux projets et c'est régulièrement,
sur le site, que vous serez informés de l'avancement de ceux-ci.
18 juin - 10h00 - Paris,
Pierre et Quentin
Retour à Paris, après une soirée à
Lyon. Dernier aller/retour rapide avant un nouveau grand départ,
demain, pour Sri Lanka, et un programme chargé que nous vous
écrirons chaque jour comme depuis bientôt six mois…
Retour à Paris, en fête, d’un été
qui paraît si proche… sur l’ordi des dizaines
de messages, des petits mots pour nous souhaiter un bon voyage,
de Walla, Enrica, Dominique, Carole et Dylan, François qui
nous retrouvera le week-end prochain à Hikkaduwa, une lettre
de Myriam et Serge, un joli message de Valé et Domi…
Et puis toujours ces longs mails d’escrocs milliardaires de
bout du monde dont nous ne savons pas comment nous débarrasser…
si l’un de vous connaît un truc pour éviter de
recevoir ces propositions mirifiques, qu’on ne lit même
plus, mais qui envahissent l’écran, d’enfants
de dictateurs déchus, qui proposent l’impossible, surtout,
n’hésitez pas… surtout que, nous le savons déjà,
les connections ne se sont pas arrangées là-bas, et
qu’il va nous falloir retrouver l’infinie patience et
l’astuce pour vous faire parvenir des infos, des photos, des
réponses à vos demandes…
Nous partons avec Lydia, de la Ville de Trouville sur Mer, et
Sophie de Savoie qui va commencer à mettre en place les dépistages
visuels. Le 24 ce seront Christelle, Jean Christophe, leurs enfants,
mi-juillet Nicole et toute son équipe… tant d’ami(e)
efficaces, fidèles, auprès de nous.
Cet été sera fort à
« green hope ».
Retour de Lyon, nous voulions saluer le départ à
la retraite de notre ami de toujours, Marc, directeur de la MJC
du Vieux Lyon, Place Saint Jean. Une soirée magnifique qui
nous a permis de remercier les nombreux donateurs que Marc a rassemblé
dès le tsunami pour nous soutenir. Nous avons retrouvé
des amis du spectacles de rue, Thierry, directeur de Biennale et
du Musée d’Art Moderne avec qui nous avons parlé
de notre projet de résidence d’artistes, le délicieux
Jean Guy Mourguet, petit neveu de Laurent Mourguet, le père
de Guignol, avec son humour canaille, parfois grinçant, son
accent inimitable. Jean Guy qui dirigeait le « petit
bouif » dans le quartier des « bouchons »,
si tendre et émouvant…
Marc a, à juste titre, été honoré,
et nous étions heureux d’être présent
à cet hommage, un véritable humaniste, homme de bonne
volonté qui a révélé de nombreux talents.
De Vincent Rocca à Marianne Sergent, ils étaient tous
là… Dans peu de temps, Marc ouvrira une Maison des
Cultures du Monde à Lyon, et nous nous sommes bien promis
de lui présenter les nombreux artistes srilankais que nous
connaissons, et d’échanger des créations communes…
A cette soirée, aussi, Alexandrine Pesson, Maire du 5ème,
une femme charmante, à poigne, avec du cœur, qui nous
a assuré de son soutien à venir…
Le Maire de Lyon est venu manger le couscous avec nous tous. Nous
avons discuté avec lui de « green hope »,
lui aussi nous a promis de nous aider… sûr, nous a-t-il
dit, il nous téléphone très vite…
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Le Maire de Lyon
et Marc
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Un moment, nous sommes sortis de la salle des fêtes où
se tenait cette soirée. La nuit était claire sur le
jardin qu’éclairaient des torches, dans le ciel des
étoiles, et la lune mi-pleine. Elle attend notre retour pour
que nous fêtions Poya, pleine lune, avec toutes et tous nos
ami(e)s que nous allons retrouver pour continuer ensemble la belle
aventure de « green hope »…
Une dernière pensée avant de fermer nos bagages
pour Jean Christophe, Alain, fidèles au poste qui vont de
nouveau galérer pour que nos mots de l’île sous
les tropiques vous parviennent. De tout cœur, nous les remercions
et leur souhaitons bon courage !
15 juin - 19h00 - Paris,
Pierre et Quentin
Nous rencontrons aujourd’hui la Société
d’assurances et réassurances de Roubaix qui
a financé intégralement l’un des chalutiers
de « Green Hope ». C’est une société
qui compte 800 employés. Nous avons rendez-vous dans un quartier
tranquille de Neuilly.
Philippe nous a connus grâce au journal de FR3. Sa société
souhaitait faire un don mais à une association de taille
humaine, directement sur place.
Nous avons déjeuné avec Walla, Patrick et Philippe
qui nous ont raconté la belle aventure de cette société
qui s’investit toute entière pour parvenir à
offrir le bateau et son armement aux pêcheurs srilankais.
Le succès de cette entreprise est d’abord celui de
ses employés, puis toute une logique leur a permis de réussir
ce challenge, un tronc à l’accueil pour récolter
les dons, particulièrement bien défendu par la standardiste,
les vœux de fin d’année, jusqu’à
la direction émue d’un tel élan qui décide
de compléter, avec son argent personnel, pour arriver au
but que toutes et tous s’étaient fixé. C’est
la belle histoire d’une entreprise unie pour soutenir le peuple
éprouvé de Sri Lanka.
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Philippe, Walla et Patrick
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Ils ne vont pas en rester là. Leur idée est de retenir
une photo de leur chalutier comme carte de vœux, et, encore
mieux, d’acheter un certain nombre d'exemplaires du livre
« Journal du tsunami » de « Green
Hope » qu’ils offriront en cadeau d’entreprise.
Nous vous rappelons que tous ceux qui vont participer à cet
ouvrage commun abandonnant leurs droits au profit de notre association,
l’ensemble de ces droits revient à « Green
Hope ».
A propos du livre, notre éditeur nous promet, d’ici
dix jours, de proposer sur le site un tarif préférentiel
par souscription. Nous y tenions beaucoup sachant que les « greenhopiennes »
et « greenhopiens » sont souvent des gens
de cœur aux moyens financiers limités… pendant
un temps, il leur sera possible de réserver le livre, et
d’économiser.
Il n’y a pas de hasard, Walla et Philippe nous ont conté
pendant le repas leurs voyages, au Cambodge, au Ladack… Patrick
a bien envie de venir rencontrer l’équipage à
Hikkaduwa… !
Ils parrainent tous les trois, dans leur vie privée, des
enfants du bout du monde.
En repartant sous la petite pluie d’orage, nous pensions
fort à ces nouveaux amis, leur douceur, leur générosité
et repensions à cette phrase de Rivarol : "
L’homme modeste a tout à gagner, et l’orgueilleux
a tout à perdre : car la modestie a toujours affaire
à la générosité, et l’orgueil
à l’envie".
14 juin - 19h00 - Paris,
Pierre et Quentin
Depuis le tsunami nous correspondions avec Louis, Président
de l’association « Plongeurs du Monde ».
Grâce au site (sic !). Nous nous sommes retrouvés
aujourd’hui à la terrasse d’un petit bistrot
montmartrois, au soleil de ce quartier province sur les hauts de
Paris, pour finaliser notre collaboration.
Déjà, « Plongeurs du Monde »
a largement participé à l’achat d’un bateau.
La priorité de cette association est la sensibilisation des
jeunes à la protection de l’environnement, la faune,
la flore, par la découverte des fonds marins.
Avec « Plongeurs du Monde » nous
ouvrons un nouveau programme.
Dans un premier temps, Louis viendra en novembre rencontrer les
centres de plongées et les responsables scolaires. Cela nous
permettra de découvrir les besoins, et les possibilités
sur place.
En janvier, février, Louis reviendra avec plusieurs membres
de l’association pour une première double action :
Présentation dans les écoles de découverte
de la faune et flore par la projection d’images sous-marines
réalisées par eux, puis initiation à la plongée,
à partir de huit ans, du bord à 20 m du rivage, en
eau calme. C’est ce qu’ils appellent « Palme-Masque-Tuba »,
un moniteur par enfant pour découvrir et pourquoi pas exorciser
l’océan pour les jeunes traumatisés par le tsunami…
nous nous souvenons que l’un d’eux nous avait dit :
« la mer est cruelle »…
Les classes se terminent en fin de matinée. L’après-midi
commencera la deuxième action : avec son équipe
de plongeurs-éducateurs, Louis nettoiera les filets de pêche
« dormants », accrochés sur les récifs
et qui continuent à pêcher, sans récolte de
poisson pour les pêcheurs.
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Louis,de Plongeurs du Monde
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Article sur Plongeurs du Monde
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Sur le plus long terme, nous imaginons ensemble la création
d’un centre de plongée coopératif, géré
et tenu par des srilankais. Ces plongeurs seraient formés,
encadrés, par « Plongeurs du Monde ».
Nous pensons qu’il sera aussi possible d’associer le
secourisme en mer avec des éducateurs spécialisés
au cours de « premiers secours » que nous
allons mettre en place avec nos amis de « Secouristes
Sans Frontière »
Nous aimons ce programme à la fois souple et précis,
riche de découvertes, de pédagogie, de réacclimatation
à l’océan : « l’écologie
est culturelle ».
13 juin
- 18h00 - Paris, Pierre et Quentin
François était hier à Hikkaduwa.
Il nous envoie ces nouvelles.
Il a porté les cent kilos de matériel à notre
bureau permanent, du matériel de dépistage visuel
et pédagogique pour les pré-classes. Nous emporterons
dimanche prochain les montures et les verres, lesquels, après
dépistage, seront montés sur place afin de maintenir
l’économie locale.
Pour la coopérative de femmes, le terrain est entièrement
déblayé. Selon la tradition, nous attendons la date
propice pour commencer les travaux. Tout dépend de la lune
et des conjonctions astronomiques décidées par le
Temple.
Pour les bateaux, la mer se calme légèrement. Un
bateau de nuit a pu reprendre la mer samedi. Un catamaran part ce
lundi, et un chalutier est en mer depuis trois jours. Le cours du
poisson a beaucoup baissé, principalement le thon. Aujourd’hui,
Kumara se rend à Negombo pour trouver le moteur d’un
nouveau chalutier, et un nouveau bateau de haute mer.
Pour les écoles, l’équipe attend notre retour.
Nous avons envoyé un dossier, hier soir, pour trouver des
financements grâce à l’aide de Dominique, qui
nous permettrait d’acheter les terrains et construire ou reconstruire
une classe supplémentaire par village…
François était accompagné par Céline
de l’ambassade de France qui fait le tour de toutes les associations
françaises présentes à Sri Lanka. Ils ont ensemble
beaucoup discuté sur les projets de « green hope ».
La situation actuelle n’est pas favorable sur l’engagement
des O.N.G. . Notre cas est particulier puisque implantée
directement dans le quotidien des villages, avant le tsunami, avec
l’accord des représentants sur place et notre bureau
permanent est dirigé directement par des srilankais. Céline
connaît déjà très bien toutes nos actions
menées.
François ajoute que sur le retour vers Colombo, la grande
route, Galle Road, était totalement bloquée par une
manifestation du tsunami, entre Hikkaduwa et Ambalangoda.
Il nous prévient que nous allons avoir quelques difficultés
avec les connections internet, mauvaises et déconnectant
sans cesse. Lors de sa prochaine venue, il emportera des programmes
pour nettoyer l’ordinateur car il craint des virus…
Merci François pour toutes ces informations, notre mission
ne va pas être des plus simples mais nous serons ensemble
pour affronter les problèmes éventuels.
Quelques infos de France :
Nathalie qui a composé et vendu des bouquets de fleurs
au profit de « green hope », nous demande
de préciser que les bouquets ont été réalisé
par les élèves de CM1 et CM2 de Michel, à l’école
Ferradou de Toulouse. De tout cœur, merci !
A la suite de son récit d’hier, Enrica a déjà
reçu des réponses de personnes souhaitant s’investir
dans le parrainage de personnes âgées. Pour tout contact,
écrivez directement à l’adresse mail d’Enrica,
donnée dans le journal d’hier.
Myriam et Serge nous ont fait parvenir ce matin des T-shirts que
nous allons offrir à l’équipe là-bas…
Continuez de commander les vôtres qui nous permettent des
recettes pour « green hope ».
Stéphy et Marie vont parrainer l’un des enfants
de Susantha*, Enrica et une amie parrainant les deux autres, sa
veuve est maintenant soulagée de ces problèmes financiers.
Dans une semaine, à cette heure ci nous serons à
Hikkaduwa, avec un programme chargé, de nombreuses visites
de volontaires cet été, l’aventure passionnante
de « green hope » se poursuit…
* Susantha est le pêcheur de la coopérative Green
Hope mort accidentellement au début du moi de mai(voir journal
de cette date).
11 juin - 17h00 - Paris, Pierre et Quentin
Ce jour n'est pas un jour ordinaire, nous avons envie de rajouter
une "spéciale" au journal:
Florence Aubenas est libre.
Nous sommes toujours émerveillés par la puissance
des forces positives, des élans citoyens, quand nous nous
reconnaissons dans le peuple de notre pays.
Avec la libération de Florence Aubenas, c'est l'engagement
de tous les français, avec les valeurs auquelles nous sommes
attachés.
C'est l'espoir que notre pays reste vigilant, actif, déterminé.
Cet élan nous porte et nous réconforte.
Comme le dit sa mère, Jacqueline Aubenas:"On ne s'habitue
jamais à la générosité." Sentiment
que nous éprouvons souvent à "green hope".
11 juin - 17h00 - Genève,
Enrica
Cétait un matin vers 11h, à Galle, dans le
quartier du marché. Un quartier qui bouge bien, les gens
viennent ici depuis les villages de la région pour faire
des achats, on y trouve de tout.
En attendant quelquun, je mamusais à regarder
les autres, à sentir les odeurs dépices dans
lair. Je métais bien fait avoir sur ce même
marché, il y a deux ans, et voilà ce qui marrive
cette fois
Un monsieur sapproche de moi et en très bon anglais
mannonce son age, 73 ans et son nom, Monsieur De Silva.
Ce monsieur charmant est très simplement vêtu comme
vous pouvez le voir sur la photo. Il porte avec lui un petit sac
en plastique qui contient ses effets personnels. Il a lair
humble, pauvre, et très digne.
Nous commençons à discuter ensemble, il me demande
doù je viens, ce qui mamène dans ce pays
Après
avoir satisfait sa curiosité, notre dialogue se poursuit
:
Monsieur De Silva me dit : "Pouvez vous me citer deux mots
en anglais qui se composent dune seule lettre ? ". Moi,
dans ma tête, je commence à me demander ce quil
cherche à savoir, où est le piège, faut-il
lui laisser le plaisir de trouver la bonne réponse ?
Rien de tout cela, la bonne réponse étant tout simplement
larticle A ( en français : un, une ) et le pronom I
( en français : je ).
Et Monsieur de poursuivre : »Quel est le mot le plus long
dans la langue anglaise, il contient 28 lettres ? Connaissez vous
une phrase en anglais qui contient toutes les lettres de lalphabet
? »
Le pire cest que jétais gênée, car
malgré mes études en anglais je navais aucune
réponse, alors que lui les connaissait toutes. Pour minstruire,
il les a même écrites sur un bout de papier que jai
gardé précieusement et ensuite photographié
pour vous.
Il ma ensuite un peu parlé de sa vie, il avait été,
disait-il, Secrétaire dun Premier Ministre.
A le voir, Monsieur De Silva me paraît très pauvre,
probablement seul, mais jétais impressionnée
par sa bonne humeur.
Un cas parmi tant dautres qui montre bien que même
secrétaire dun ministre, on vieillit comme les autres
avec une pauvre retraite, et sans famille sur laquelle se reposer,
la vie est très dure.
Après une longue vie de travail,les anciens méritent
repos, sérénité et de quoi vivre convenablement
pour profiter des dernières années.
Nous lavons déjà lu sur le site : le parrainage
de personnes âgées serait une super-idée.
En écrivant ce récit, je pense aussi au patron dune
chambre dhôte que jai rencontré à
Barcelonne lannée passée et qui me parlait de
son « fils adoptif », il sagissait en fait dun
parrainage. Ce fils adoptif était un ancien cuisinier indien
qui a maintenant 80 ans
et son parrain va lui rendre visite
chaque année.
En attendant je suis sûre que Monsieur De Silva serait ravi
de correspondre avec nous. Si quelquun(e) écrivant
un peu langlais souhaite communiquer avec lui, lui offrir
un peu de son temps, jai son adresse que je peux vous communiquer
par mail : enricatomasina@hotmail.com
Pour Monsieur De Silva, quelques lignes, de temps en temps, seraient
un grand cadeau
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Monsieur Da Silva, à Galle
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Au Sri Lanka on connaît le mot le
plus long de la langue anglaise...
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et la phrase qui contient toutes les lettres
de l'alphabet.
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10 juin - 23h00 - France,
Pierre & Quentin
Paris a des airs de printemps. Les terrasses sont pleines. Les
pavés des rues sont tièdes. Et les jours n’en
finissent plus… ce soleil là, avec son petit vent
frais, porte les odeurs de la ville, les châtaigniers, la
pierre froide, le grésil des métros, et tout ce métissage
de poubelles et de fleurs citadines… rien ne vaut cette bière
fraîche que l’on boit avec des amis, après le
jour, tard dans la nuit, comme celle dégustée avec
Jean Christophe aux premières heures de ce matin, avant d’aller
dormir. Jean Christophe nous concocte avec Alain un site super…
dans quelques jours, nous leur laissons la primeur… !
Et puis, il y a des nouvelles qui sont des vrais
bonheurs, « green hope » est bien vivant.
Dimanche dernier, à Fons sur Lussan, Dominique exposait
ses si belles photos à l’école maternelle qui
avait offert les dessins et les jouets aux enfants de Pathuwatha…
L'association "Chevron Solidaire" (Belgique)
a mis
aux enchères à notre profit un ballon de football
dédicacé par l'équipe du Standard de Liège.
Ce don nous permettra d’améliorer notre projet sport…
Angélica, des Productions Gédéon, a partagé
une matinée avec nous pour préparer un long
métrage sur le tsunami qui sera diffusé sur M6…
François nous envoie un mail : grâce à
Valé et Domi, toujours là, proches, et à Martine
aussi, nous avons réalisé avec succès
le premier « fret-sauvage-militant »... !
Dix touristes nous ont offert 10 Kg chacun de leurs bagages, soit
100 kg que François a récupéré à
l’aéroport, du matériel pédagogique pour
les petites écoles, les premiers test de dépistage
visuel, des médicaments. François nous les portera
lors de sa prochaine venue à Hikkaduwa. Voilà une
expérience à renouveler…
"Rodolphe, messager des enfants, du Conseil Municipal des
Enfants de Saint Nolff, en Bretagne, Commune du Monde, nous
annonce que les enfants ont retenu l'idée de parrainer une
pré-classe avec "green hope": Le CME, qui a commencé
à récolter des dons, souhaite aujourd'hui rassembler
une commune pour mener à bien ce projet qui lui tient à
coeur. Lors du dernier congrès national des conseils d'enfants
et de jeunes, le slogan était: " Ensemble on est plus
fort..." Nous avons en projet d'aller les visiter en septembre...
Gérard, de Petit-Couronne, nous a fait parvenir des photos
de cette soirée inoubliable en Normandie…
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Petit-Couronne
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Chorale de la Clé des Chants
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Dany
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Petit Couronne
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Dany, Principale du Collège Barbara Hendrix d’Orange
nous a fait parvenir aussi des photos de la soirée organisée
au Collège pour « green hope ». La
première classe à option « solidarité »
ouvrira le 9 septembre prochain, ce qui est particulièrement
courageux à Orange… Cette classe a décidé
de consacrer au moins sa première année à leur
participation à nos actions. Nous en sommes très fiers
et bien sûr, nous serons le 9 septembre à Orange, au
collège, pour partager cette rentrée avec elles et
eux.
Nous avons déjeuné aujourd’hui avec Arnaud,
Président de Secouristes Sans Frontières,
et Dominique que nous avions rencontrés à la Bourboule.
Nous avons concrétisé leur généreuse
proposition d’offrir, avec « green hope »,
un nouveau chalutier aux pêcheurs d’Hikkaduwa.
Ce chalutier prendra la mer au plus tard pour la fin de l’année
et ils nous ont promis d’être présents pour ce
grand évènement. Ils profiteront de leurs venues pour
initier, en anglais, les pêcheurs au « sauvetage du
travail », ainsi que l’AFPS, réactions d’urgence,
gestes secouristes, adaptés au milieu de la pêche,
avec des formations de formateurs. Cette association réalise
réellement un travail magnifique, humaniste, efficace, concret.
Leur confiance et la reconnaissance de nos projets sont pour nous
un soutien superbe. Puis Dominique nous a quitté pour rejoindre
ses amis, en partance dès ce soir pour l’Arménie…
Les travaux de construction de l’atelier de femmes
ont commencé aujourd’hui.
« Le bon sens nous montre que la
vie humaine est courte, et qu’il vaut mieux faire de notre
court passage sur terre quelque chose d’utile pour soi et
pour les autres. » Dalaï-Lama.
8 juin - 18h00 - France,
Jean-Christophe
Le bouddhisme à SRI LANKA
De par la proximité de la pointe de l’Inde du sud,
le Bouddhisme arriva à Sri Lanka aux alentours de 250 av
J.C.
L’empereur Ashoka régnait alors en Inde depuis une
vingtaine d’années. Réputé pour être
un Empereur remarquable, ce laïc bouddhiste dit «
le juste », oeuvra sa vie durant pour la diffusion du
Bouddhisme. Ashoka chercha à gouverner par la justice, la
non-violence, et la générosité associées
à l’enseignement bouddhiste. Il avait, vers la fin
de son règne, porté le Bouddhisme du Nord-est au Sud
du continent indien.
Il ne manquait qu’un petit bras de mer à franchir,
pour le porter jusqu’à Sri Lanka.
Et ce fut l’un de ses fils, le moine Mahinda, qui le franchit
selon le Mahavamsa (la chronique de l’histoire ancienne de
Sri Lanka). Mahinda introduisit le dharma dans une île
où régnaient quelques religions : Brahmanisme,
cultes ancestraux et animistes de la nature. Il s’implanta
tout d’abord près d’Anuradpura, la capitale,
d’où il supervisa la construction des monastères.
Il fit aussi parvenir dans l’île quelques reliques du
Bouddha, de son bol à aumône, à sa clavicule
droite, augmentées par la suite de cheveux, et d’une
dent (celle-ci étant encore conservée à Kandy.)
Le Bouddhisme, pratiqué à Sri Lanka, est le Bouddhisme
Theravada (la doctrine des aînés) issu d’une
école conservatrice de l’ancien Hinayana indien (petit
véhicule). Cette école fut codifiée à
Sri Lanka où elle s’y développa pour se répandre
peu à peu en Birmanie où des moines cinghalais convertirent
le roi au 12ème siècle, puis la Thaïlande un
siècle plus tard, et enfin le Cambodge et le Laos au
14ème siècle.
Alors que le Bouddhisme se mourrait en Inde, le Theravada, quant
à lui, s’enracinait à Sri Lanka et dans l’Asie
du Sud-est, où il reste aujourd’hui prédominant,
symbolisé par les moines à la robe orangée,
signe de renoncement. « Abandonnant la violence à
l’encontre de toutes choses vivantes, … »
C’est ainsi que peu à peu le bouddhisme prit sa place
au sein de la vie à Sri Lanka, basé sur quelques principes
fondamentaux de non-dualité du corps et de l’esprit,
de soi et de l’environnement, ou de la loi de causalité,
qui replace la responsabilité au cœur des évènements.
« Les êtres sont responsables
de leurs actes, ils sont héritiers de leurs actions. Ils
ont des actes pour matrice, des actes pour parenté, …. »
Anguttara-nikâya
Le rythme de vie est ainsi ponctué, de prières et
de méditations. Toute la vie monastique est liée
au Vinaya, sorte de compilation de règles dont l’une
des plus importantes pour les moines est le jour de l’observance
à la nouvelle et à la pleine lune.
Le bouddhisme a réussi à Sri Lanka à respecter
et intégrer les croyances populaires. La pratique y est très
vivante dans la population, attentive et respectueuse envers un
clergé fort et structurant jusqu’au fin fond du pays,
dans le respect profond de l’esprit des textes sacrés.
Il a imprimé peu à peu une construction mutuelle d’un
peuple autour d’un mode de pensée, jusqu'à en
créer une identité où, pendant plus de 2000
ans, la plupart des cinghalais ont identifié le Bouddhisme
au fait d'être Sri Lankais.
Importante dans cette histoire est l’image de l’arbre,
si symbolique dans le bouddhisme ancien. Arbre de l’éveil,
symbole d’un développement majestueux qui puise sa
force dans ses racines profondément ancrées.
Références bibliographiques:
L’éveil du Bouddha. De Tom Lowenstein, chez Albin Michel.
Le livre des sagesses, chez Bayard.
7 juin - 20h00 - France,
Pierre & Quentin
Retour à Paris, un petit air de province, tout là-haut
à Montmartre, ses petites rues pavées, ses jardins
secrets, une colline au nord de la capitale…
Ce matin, nous avons été chercher nos billets d’avion.
Nous partons avec Sophie pour le dépistage visuel, Lydia
qui représente l’engagement nouveau de la Ville de
Trouville pour la coopérative de femmes…
Quelques jours plus tard arriveront Christelle, Jean Christophe,
les enfants. Christelle se mettra tout de suite au travail :
suivi des travaux, choix des ouvrières, essais sur les premières
productions. Maintenant qu’une société privée
s’est investie sur ce projet, nous sommes plus sereins :
dès août nous pourrons salarier les femmes en sachant
que les premières recettes ne peuvent pas être escomptées
avant décembre. Par principe, les femmes toucheront le même
salaire que les pêcheurs. Nous épargnerons aussi chaque
mois pour la banque coopérative. Nous aimerions que la banque
puisse permettre la prise en charge des femmes mères isolées
et de leur(s) enfant(s)…
Dans le même temps, Jean Christophe commencera par les illustrations
du livre, poursuivra par l’atelier marionnettes à Pathuwatha…
A la mi-juillet, Nicole sera avec nous pour continuer le jumelage
de Seenigama avec son équipe constituée en Savoie.
Dans cette équipe, dès août, les deux jongleurs
acrobates se rapprocheront de Jean Christophe et d’artistes
locaux pour créer un spectacle qu’ils joueront par
les villages et les écoles.
Avant la fin août, nous devons collecter puis choisir les
textes, photos, illustrations afin que le « journal du
tsunami » paraisse début octobre aux éditions
"A contrario". Il retracera notre aventure les six premiers
mois qui ont suivi le désastre.
Cazouls va nous envoyer tout le matériel nécessaire
à la création d’une équipe de « tambourins »,
le sport local, à Hikkaduwa. Ils nous ont fait parvenir le
logo qui sera imprimé sur les tambourins-raquettes…
Nous avons reçu un appel d’Hikkaduwa, des nouvelles
qui font plaisir : les travaux de l’atelier de
femmes commence après-demain, et la maison de Taranga sera
entièrement reconstruite, finie, la semaine prochaine (
merci Carole, Dominique, Dylan et leurs amis )...
4 juin - 19h00 - France,
Pierre & Quentin
Hier, Monsieur le Maire de Trouville nous reçoit
dans une brasserie le long du port. Comme lui, nous rendons hommage
à Thierry qui est le pilier de l’implantation de « Green
Hope » sur la Côte Fleurie…C’est lui
qui le premier a pris contact avec nous, puis avec toute son énergie
est parvenu à cet immense élan de solidarité…et
toute cette énergie, avec la délicatesse, l’élégance,
l’humilité qui le caractérise.
Monsieur le Maire nous explique que sa commune a choisi deux associations
dont les actions sont lisibles, concrètes, transparentes,
mais, de plus directement liées aux pêcheurs.
Il nous assure que la Ville de Trouville souhaite s’inscrire
dans le temps et reste présente à la poursuite de
nos programmes.
Le Lion’s Club International de Deauville - Trouville,
représenté par son Président et son Trésorier,
explique qu’« il craignait une dérive des
fonds humanitaires » et rendait hommage à « Green
Hope » en adhérant en toute confiance, puis remettait
une dotation exceptionnelle à notre association.
Nous rappelons que l’une de nos priorités est le quotidien
dans la durée ( vous le savez ... !), et que le devenir
de l’humanité est dans l’intérêt
que nous portons à nos frères du bout du monde.
Cette réception est suivie d’un repas, pris dehors,
le long du quai, sous un petit soleil innocent et vif comme un vent
du large. Nous retrouvons François de Cabourg, avec lequel
nous partageons les utopies réalisées, et la délicieuse
Maud, adjointe au Maire de Trouville. Maud est belle d’une
émotion profonde, vécue. Un regard qui se pose où
transparaît une vie de passion, de doute, de lucidité
et d’amour. Elle accompagnera Thierry en novembre, à
Hikkaduwa…
Nous nous retrouvons tous, quelques heures plus tard, au Collège
Alfred Kastler de Merville - Franceville qui organise une
Soirée de Solidarité Sri Lanka. C’est « Green
Hope » qui recevra les fonds et sera garante de leur
bonne utilisation.
Cette fête est une réussite magnifique, il y a foule
pour visiter et assister à des spectacles de danses, musiques,
chants, groupes de rock, expos, activités ludiques…
Nous voulons remercier de tout cœur Dominique et toute son
équipe pour cette vraie solidarité avec le peuple
de Sri Lanka. Sans nul doute, les recettes de cette soirée
extraordinaire permettront de compléter efficacement la « Caisse
des Ecoles » de la communauté de communes de la
région de Cabourg.
A la fête, nous rencontrons aussi Lal di Silva de Negombo,
sa famille y réalise des batiks, Nan Dakumar Kandasamy, tamoul
du nord est de l’île, et Niletti de Silva Chanduka de
Colombo. Ils travaillent sur la région. Nous échangeons
sur « notre » île, si loin, si proche
de nos cœurs…
Rencontre aussi avec le Directeur de l’école élémentaire
de Merville, qui a eu une belle idée pour s’associer
au soutien de la Côte Fleurie à « Green
Hope » : la coopérative scolaire a décidé
d’offrir 1€ par enfant, et chacun des enfants a lui-même
apporté 1€…
Malheureusement, le temps presse, il nous faut partir pour la
gare de Deauville où Christelle et les enfants nous arrivent
de Paris. Après quelques gouttes de pluie, un vent de gifles,
plutôt froid, a nettoyé le ciel. Une lumière
irréelle de conte de fées ajoute au bonheur de se
retrouver tous ensemble ici.
Nous dînons dans une crêperie. Elles sont bonnes, les
crêpes normandes…
Quand nous sortons, le ciel nous raconte une nouvelle histoire,
un ciel de turquoise bleue feutré d’encres marines…
Ce matin, le Maire de Trouville sur Mer nous
invite à l’inauguration du Salon du Livre. Nous y croisons
Olivier, le Directeur des Services, avec lequel nous parlons de
ce drôle de temps, « c’est une région
où nous avons la chance qu’il fasse beau plusieurs
fois par jour ! ». Olivier se félicite de
nos collaborations : « un vrai lien ».
Olivier est un homme de contact, d’une intelligence vive,
efficace. Nous sommes d’autant plus fiers de cette reconnaissance.
Tous les gens que nous croisons nous parlent du site, ils nous racontent
notre vie, nos rencontres, nos anecdotes… Vraiment notre
site est le cœur battant de l’aventure de « Green
Hope »… Nous pensons fort à nos amis de
l’autre coté de cet écran qui relient chaque
jour nos mots, qui vous les portent…
Nous profitons de ce passage à la Mairie pour visiter une
très belle expo : « Loups de mer »
sur les pêcheurs du monde, des photos superbes, des textes
aussi, tel, à propos du temps normand : « Pour
ne pas dire de menteries, on ne parle pas du temps.. ! »
des paroles de Samy, coquillard.
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Trois amis Srilankais à Merville
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Solidarité au collège de
Merville
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Lydia, Thierry, Maud
de Trouville sur Mer
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Avant le déjeuner nous avons rendez-vous avec le Principal
du Collège Charles Mozin qui réfléchit
avec son équipe sur un jumelage. Le Collège compte
350 élèves, sa particularité est son atelier
théâtre, mais aussi les problèmes d’environnement
du littoral. Nous lui proposons d’imaginer un jumelage de
plusieurs collèges de la Côte Fleurie avec les collégiens
d’un collège srilankais. Cette région a le sens
de la solidarité et de la communauté, ensemble ils
seront plus forts, avec plus de moyens afin de réaliser les
projets.
Le Principal, un homme charmant, lit aussi notre site... Avec humour,
il nous annonce qu’il sait que nous buvons des apéritifs…
et nous offre un Vouvray pour conclure cette réunion…
Nous déjeunons de moules frites sur le port. C’est
une brasserie guinguette, une fille émouvante chante dans
un micro hurlant les vieux succès nostalgiques, accompagnée
d’une boite à rythme. Nous mangeons sur la terrasse,
laissant la salle bruyante et enfumée à un groupe
de sportifs légèrement éméchés.
Ils applaudissent un air connu, elle dit : « du
coup j’ai plus peur » et ce moment est pathétique.
Juste un petit café après les moules et nous partons
pour Touques. Comme nous vous l’avons annoncé, l’association
« Solidarité Touques »
organise aujourd’hui une vente de vêtements au profit
de « Green Hope ». Nous y arrivons sous une
pluie couleur ardoise suivie d’un soleil éclatant,
calmement Thierry nous dit que c’est la marée…
« Solidarité Touques » est de ces associations
discrètes qui font un travail de fourmis. Des volontaires
déterminés qui donnent espoir dans l’humanité :
tout au long de l’année, nourrissent et vêtissent
les nécessiteux, une quarantaine de familles, livrent les
repas aux personnes âgées, en collaboration avec le
Secours Populaire.
Après cette visite, nous rentrons vous écrire ce
long journal. Ce soir, Lydia et Christelle causeront au dîner
de la coopérative de femmes… Dans deux semaines, exactement,
nous serons dans l’avion à cette heure, pour rejoindre
nos amis d’une autre mer, du bout du monde, l’Océan
Indien, nous leur raconterons combien les gens du bord des mers,
chez nous, ont du cœur…
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Nous avons bien reçu les magnifiques calendriers
de Michel, envoyés par Jean-Christophe. Nous les avons tous
vendus tant ils ont plu, en Normandie. Une nouvelle fois: un grand
merci pour cette belle initiative.
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2 juin - 23h00 - France,
Pierre & Quentin
Hier, à Cabourg, nous avons parcouru la ville à
la recherche…de Proust…
Aujourd’hui, à Petit-Couronne, nous
sommes sur les terres de Corneille, ici se trouvait sa maison de
campagne, que l’on peut visiter… A 11h, nous retrouvons
Gérard et Philippe dont nous avions fait la connaissance
à la soirée concoctée par Jean Christophe et
nos amis, au China Club, début février.
Depuis décembre, l’Association Action Solidaire
Action Citoyenne est à nos cotés, nous faisons
connaissance avec le noyau dur autour d’un apéritif.
Certain(e)s de ses membres ont même offert une journée
de salaire à « green hope ». Ils ont
organisé de nombreuses manifestations pour nous soutenir
et sont parvenus à acheter un catamaran, et des aides pour
une pré-classe.
…Mais déjà nous devons repartir : notre
ami de toujours, Pierre Bourguignon, Maire de Sotteville
les Rouen, nous attend dans sa Mairie. Il a organisé
un déjeuner pour notre venue en Normandie…et une belle
surprise : ce soir, au Conseil Municipal, il proposera d’attribuer
à « green hope » une subvention. Quel
bonheur de retrouver Pierre, après trop de temps…sa
fidèle amitié est une qualité si rare chez
les hommes politiques.
Le déjeuner terminé, nous nous quittons en nous promettant
de nous revoir bientôt. Le temps presse, nous avons rendez
vous avec la Comédia Muse. Cette compagnie est installée
dans une ancienne école maternelle de Petit-Couronne, la
Rotonde. La Comedia Muse est une jolie histoire
de création, d’action culturelle, d’international,
destiné au jeune public. Une farouche indépendance
militante tout en restant très attachée au maillage
du quartier, de la ville.
Dans le même temps, Nicole nous téléphone
pour nous annoncer que les deux jeunes acrobates et jongleurs
du Châtelard ont reçu une bourse pour passer l’été
à Hikkaduwa. C’est une bonne nouvelle.
Puis nous sommes reçus par Monsieur le Maire au cours d’une
réception en Mairie. Il félicite l’AASIC pour
sa démarche citoyenne de fraternité universelle en
direction de « green hope » à Sri Lanka.
Gérard dit à nouveau sa volonté de favoriser
l’émergence de la démocratie dans le respect
des droits de l’homme. Ce ne sont pas des mots du hasard,
mais la réalité de cet homme de terrain, Maire de
Petit-Couronne pendant 27ans, direct, déterminé.
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ASSIC de Petit Couronne
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Le Maire de Sotteville les Rouen
et Gérard
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Il fait un temps de doux printemps... Le ciel est d’un bleu
pâle ouaté et l’herbe verte et tendre…
s’allonger juste quelques minutes avant la grande soirée
organisée par l’AASIC pour « green hope »…
Cette soirée commence par des présentations d’images
et de projets communs et se poursuit par des questions d’un
public nombreux, curieux, attentif. Le temps passe vite, passionnément…Cette
réunion dure plus de deux heures, elle est si riche que nous
avons l’impression d’un moment plus court…Et
commence la soirée-grillades remarquablement orchestrée
par cette association dynamique. Une nouvelle fois, grâce
à la magie du site, les donateurs du deuxième bateau
de « green hope », l’Araliya, nous ont
repéré et nous ont rejoint… (merci Jean-Christophe
et Alain ! )… Il y a foule et c’est un délice
de partager ce repas ensemble sur de longues tables, dehors, à
la tombée du jour… Il est 23h. Nous devons rentrer
à Trouville sur Mer où Thierry nous a laissé
son appartement pendant tout notre séjour en Normandie. Nous
reprenons la route dans la nuit profonde. Une autre journée
bien remplie nous attend tout à l’heure…
1er juin - 23h00 -
France, Pierre & Quentin
Elle est vraiment fleurie, la "Côte fleurie" !,
comme autant de villes et de villages qui se sont associés
pour soutenir "Green Hope".
Nous voulons vous les citer tous: Gonneville en Auge, Colombelle,
Bavent, Escoville, Breville les Monts, Varaville, Ranville, Amfreville,
Herouvillette, Merville Franceville, Petitville, Giberville, Mondeville,
Houlgate... et bien sûr Cabourg où nous sommes arrivés
en fin de matinée, à l'invitation du Maire.
Le Maire de Cabourg nous a reçus dès notre arrivée
dans son bureau avec son Directeur des Services, et tout de suite
nous nous sommes sentis en communion avec eux. Le Maire est un homme
grand, fin, chaleureux, avec des allures d'éternel adolescent,
fougueux, passionné et passionnant. Son Directeur est attentif
et dévoué, plein d'humour en anecdotes, et derrière
des allures bougonnes transparaît un coeur tendre. Les deux
hommes nous attendaient avec impatience: depuis le tsunami, en urgence,
le Maire de Cabourg et celui d'Amfreville, Président de la
Communauté de Communes, se sont décidés à
aider les victimes du tsunami... mais, incroyablement, ce n'est
pas si simple... les grandes instances, l'ambassade de France font
la fine bouche, les dons arrivent de partout... comme si nous ne
manquions pas tant !
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Docteur Henrié
Maire de Cabourg
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Mosaïques de
Cabourg
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C'est grâce à Thierry, de Trouville, que Cabourg nous
a découverts. On n'écrira jamais assez le dévouement
et les actions de Thierry pour "Green Hope". Il vient
d'accepter d'être le représentant de "Green Hope"
en Normandie.
Après un déjeuner dans un restaurant très
chic avec le Maire, son Directeur, le Maire d'Amfreville et Lidia,
de la Mairie de Trouville, qui nous a rejoints, le Maire, proustien
sans limite, nous a fait visiter le Cabourg de l'écrivain,
jusqu'à nous emmener par des escaliers dérobés
jusqu'à la terrasse du Grand Hôtel, jusqu'à
la chambre 414, celle, reconstituée, de Proust...
Avec un peu de retard, nous avons été visiter la
Mairie d'Amfreville... mais nous étions déjà
rattrapés par le temps, les Maires des Communes nous attendent
à Cabourg...
Nous avons présenté le projet réfléchi
que nous avons imaginé pour ces communes: une caisse
des écoles et collèges.
Sur le même principe que la banque coopérative des
pêcheurs, celle bientôt de la coopérative de
femmes, nous proposons d'utiliser cette dotation pour répondre
aux multiples besoins de notre programme scolaire: matériel,
dépistages, bilan de santé, initiation au secourisme,
bourses aux plus démunis pour qu'ils puissent poursuivre
leur scolarité, informatisation...et même, si les moyens
le permettent, aide aux études supérieures, pour les
élèves les plus doués... Comme toujours, ce
programme veut s'inscrire au quotidien, mais dans la durée.
Après un débat, des questions, les villes et villages
de la "Côte Fleurie" ont décidé de
s'associer à "Green Hope" sur ce projet.
Le Maire de Cabourg a eu de nombreuses attentions très émouvantes
comme celle de poser des drapeaux srilankais dans sa Mairie, ou
nous offrir ce pot de l'amitié après cette réunion...
Un accueil magnifique... Et ce n'était pas fini, ce soir
nous retrouvions Thierry, à Trouville, chez lui, avec tous
ses ami(e)s autour d'un dîner délicieux... De chez
lui, nous avons regardé le soleil se noyer, très rouge,
une ligne, dans la mer. La Normandie est un paysage d'aquarelle,
une lumière particulière qui révèle
les camaïeux, des gris jusqu'aux oranges... et dans cette ambiance
si douce d'amitié chaleureuse, nous nous souvenions d'une
citation du Maire de Cabourg, citation de Proust, bien sûr!:
"Le coucher de soleil n'avait oublié
qu'une couleur, le rose...."
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Pendant notre présence en Normandie
la Ville de Touques organise, samedi prochain 4 juin, de 10h à
18h, 4 rue des écoles, une vente de vêtements au profit
des victimes du tsunami à Sri Lanka. Les bénéfices
seront remis à "green hope" (O2 31 81 39 10 )...
Pour cela, nous décidons de rester un jour de plus, samedi,
en Normandie, pour remercier de vive voix les organisateurs de cette
initiative... Nous y serons, avec Jean Christophe, Christelle et
leurs enfants, qui nous ont rejoints en Normandie.
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Info express: Réunion "Soirée
solidarité Sri Lanka" qui aura lieu le 3 juin au collège de
la commune de Merville dans le Calvados,
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31 mai - 18h00 - France,
Pierre & Quentin
Depuis samedi, nous ne nous sommes pas écrit... nous déjeunions
ce jour là avec le Maire et un adjoint de la petite ville
d'Anglards de Salers, connue pour ses magnifiques tapisseries, très
rares, au Château de la Trèmolière. Après
le tsunami, dans l'urgence, ce village a concentré toutes
ses énergies pour aider "Green Hope": la Mairie,
les Sapeurs Pompiers, l'association "Chemin du patrimoine et
découverte"...
Et puis dimanche nous sommes rentrés à Paris. Nous
avons lu le journal de François, vu les photos... de là-bas
où nous serons bientôt.
Hier, nous avons déjeuné avec l'association Res Publica,
Françoise, Thierry, Jean-Claude. Depuis longtemps, nous étions
en contact, mais avant de s'engager à nos cotés, à
juste titre, ils voulaient nous connaître. Nous avons passé
un moment passionnant: ils nous ont raconté leurs actions
au Burkina Faso, construction de dispensaires, de maternités,
de logements. A cela s'ajoutent des frais de scolarité...
Mais ce qui nous unit, ce sont des valeurs et des intérêts
communs: l'aide au développement durable, le respect du travail
des femmes, la durée.
Ce matin, nous recevons un mail de Res Publica très encourageant
pour "collaborer avec vous sur un de vos projets (pré-school
ou coopérative de femmes)".
Demain, très tôt, nous partons pour la Normandie,
nous vous rappelons les rendez-vous publics:
Cabourg, le 1er juin, réunion en Mairie
à 17h.
Petit-Couronne, le 2 juin, à 18h réunion
publique, suivie par une soirée grillades de 20h à
23h, à la Grange des Tourelles.
Trouville le 3 juin, réunion en Mairie,
à 18h.
Au jour le jour nous vous raconterons toutes nos rencontres et
les nouveaux projets...
En attendant, Paris, les paperasses, la course, repréparer
nos valises, le plaisir de rencontrer tous ces amis... et voir la
mer...
30 mai - 9h00 - Hikkaduwa, François.
Hier, jai rencontré Sylvie et Alain avec qui nous
sommes en contact par mail depuis le Tsunami. Le 26 décembre,
ils étaient à Dickwela dans une Guest house sur la
plage, ils dormaient encore
Très marqués par
ces tragiques événements, ils ont décidé,
dès leur retour en France, de retourner au Sri Lanka pour
aider ce village. Ils sont de retour depuis 2 semaines et grâce
aux différentes collectes quils ont personnellement
mises en place : organisation dun spectacle par exemple, ils
ont pu aider les pêcheurs de Dickwela, lécole
et lhôpital. Le reste de leur collecte sera reversé
à Green-Hope.
Au Sri Lanka, cest maintenant le début de la mousson.
Toutes les nuits sont marquées par de très fortes
pluies qui continuent parfois la journée entière comme
cétait le cas hier. Encore une fois, on raconte que
ces pluies ne sont pas normales, des rumeurs circulent une fois
de plus : on navait pas besoin de ça
Actuellement, nos petits bateaux ne peuvent pas sortir en mer,
et cela depuis bientôt trois semaines. On nous annonce
que le mauvais temps peut durer 10 jours encore. Cette situation
va rapidement poser un problème à une partie des pêcheurs
qui sont déjà dans une situation précaire.
Pour éviter quils décident, malgré les
mauvaises conditions météorologiques de partir en
mer, nous allons mettre en place une indemnité pendant les
périodes où ils ne pourront pas pêcher. Cette
indemnité ne remplacera pas leur salaire mais elle leur permettra
de nourrir leur famille.
Avec Kumara, nous avons aussi discuté de latelier
pour femmes. Nous avons reçu les plans hier. Environ 10 femmes
pourront y travailler. Le chantier devrait durer un mois. Green
Hope sagrandit
François.
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La mer actuellement est très mauvaise
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Les petits bateaux ne peuvent pas quitter le port dans ces
conditions |
Sylvie, Alain, Kumara au port d'Hikkaduwa
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