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Sommaire du journal
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Du 29 mai au 19 juin

22 juin - 20h00 - Hikkaduwa - Pierre et Quentin

Apres un long voyage, nous sommes arrivés à Hikkaduwa avec Sophie et Lydia... nous sommes en pleine mousson et avons mis près de 5h sur une route inondée avec un trafic intense. La mauvaise saison rend les connections très difficiles, du téléphone et aussi de l'internet, et depuis cette arrivée nous essayons de vous écrire, sans succès, nous espérons de tout coeur que ce journal vous parviendra !

Avec le décalage et des pluies torrentielles, nous avons eu besoin de repos, mais dès hier soir, jour de Poya, pleine lune, nous sommes allés sur le terrain de la future coopérative de femmes que nous allons construire encore plus belle et efficace que nous ne l'avions prévu au départ.

Le bâtiment sera composé de deux étages. Au rez-de-chaussée, nous allons construire un grand garage pour le camion frigorifique et ranger les filets, les caisses, et l'armement des bateaux. Au dessus se trouvera l'atelier large et aéré, nous avons ajouté des claires voies, des fenêtres, une pièce pour que les femmes puissent se laver et se changer, se faire du thé aussi. Dans le jardin que nous retravaillerons quand les travaux seront terminés, nous installerons des toilettes.
C'est demain, à 6h du matin, que nous assisterons à la cérémonie de commencement des fondations, à la date et l'heure choisie par le Temple, pour être bénéfiques.

Dès ce matin, Sophie a rencontré le Principal du collège de Seemigama, pour lui annoncer la venue prochaine de Nicole et toute son équipe, et mettre en place les premiers dépistages visuels. Le collège a enfin une adresse mail pour communiquer, seulement depuis trois jours...
Ici, tout fini par arriver, mais la notion du temps est différente de la nôtre. C'est un très bon exercice pour découvrir une autre notion du temps... et la sagesse…!
Sophie a commencé aussi de mettre en place les premiers dépistages visuels. Une salle des professeurs va être mise à sa disposition, et les premiers enfants, ceux qui ont le plus de difficultés, seront contrôlés dès demain matin de 9h à 13h... le début d'un beau projet...
Sophie, accompagnée de Lydia, a rencontré un opticien d'Hikkaduwa avec lequel nous pourrons travailler. Le principe étant toujours d'aider, mais en maintenant l'économie locale, les verres et lunettes sont parvenus par des touristes et nous-mêmes, et le montage sera effectué sur place.

Nous nous sommes lancés hier dans la comptabilité avec Kumara, toutes les dépenses effectuées pendant notre absence, des dizaines de factures qu'il nous faut numéroter, classer, dater et traduire en français, souvent de tout petit bout de papier genre feuille de cigarette... un travail de fourmi ! Quand nous repartirons nous aurons le plus vite possible un rendez vous au cabinet d'expertise comptable à qui nous avons confié toute la comptabilité de "green hope", afin qu'aucune erreur ne soit possible. Nous pourrons ainsi vous proposer un bilan financier intermédiaire que nous avons décidé d'arrêter au 26 juin, six mois après le tsunami.

Le taux de la roupie a incroyablement diminué, aujourd'hui, 1 euro vaut seulement 120 roupies, cela aussi va compliquer notre budget et nos projets, d'autant plus que les prix explosent. Par exemple, un flotteur de filet autrefois, il y a deux mois, revenait à 25 Rs, maintenant il coûte 45 Rs, pareil pour l'essence, la nourriture...

Des problèmes multiples sont liés au manque de concertation des donateurs. Nous sommes obligés d'être vigilants sur tout, il existe un véritable marché de l'arnaque lié au tsunami. Tout doit être contrôlé. Les donateurs, avec leur bon coeur, ont payé au coup par coup, parfois le même besoin plusieurs fois. Ce n'est pas simple mais à "green hope" nous sommes sur place, nous connaissons les gens, nous pouvons contrôler. Nous avons des échos de France. Ici, rien n'a évolué, les gens attendent... l'administration humanitaire a des structures trop complexes, la gestion de leurs propres problèmes, leurs personnels, sont trop lourds pour rester à taille humaine... et c'est pourtant de vie au quotidien, de drames, de douleurs, de vies échouées, d'espoirs déçus auxquels nous sommes réellement confrontés chaque jour... Il serait décidément beaucoup plus important de conforter la chaîne solidaire des petites assos comme la nôtre, sur place, partageant celle des plus démunis... mais rien à faire, de passage en France, nous avons essaye de joindre les "décideurs" pour être soutenus, sans succès. Sans doute ont-ils d'autres problèmes à régler, nous ne sommes plus de l'actualité qui peut permettre de se faire valoir...

Mais, nous, nous vous avons, et souvent, maintenant, nous connaissons vos visages, vos coeurs larges ... un peu une histoire d'amour !

Pendant notre absence les aires de jeux ont été installées sur les terrains des pré classes... Le deuxième chalutier a un problème de surconsommation de carburant, nous allons devoir trouver un moteur plus économique, mais il est prêt à partir... le troisième chalutier est trouvé, mais nous essayons de négocier... Nous pensons que d'ici une semaine ou deux, trois chalutiers auront repris la mer... Nous avions apporté des t-shirt "green hope" et les avons offerts aux pécheurs ravis et très fiers... Nous pensons construire une petite maison pour la veuve et la famille de Susantha, ils vivent actuellement chez un oncle querelleur et après le décès, sans le père de famille disparu, la vie est devenue trop dure...

Inutile de vous le dire, mais cela est mieux en le disant, nous comptons encore fort sur vous toutes et tous, faute de la moindre aide de l'Etat, ni des grosses ONG... Nous sommes confiants...

 

22 juin - 10h00 - France - JC - Rully

Pierre et Quentin sont bien arrivés, mais ils rencontrent de gros problèmes de télécommunications et donc de messagerie. Ils me prient de vous dire que ceux ou celles qui désirent leur écrire directement utilisent l'adresse pierre@bellmail.lk qui "semble mieux marcher". On essaiera tout de même de publier des nouvelles le plus vite possible.

19 juin - 20h00 - France - Jean-Christophe et Alain, de Rully

Aujourd'hui dimanche, Pierre et Quentin, accompagnés de Lydia et Sophie, se sont envolés à nouveau pour le Sri Lanka. Ces dernières semaines, ils se sont attachés à établir des contacts dans de nombreuses régions et gagner les soutiens indispensables pour assurer demain les moyens humains et matériels à la poursuite de l'aide aux sinistrés d'Hikkaduwa.

Le Sri Lanka, après le tsunami, c'est 31000 morts, 5000 disparus, des milliers de bateaux détruits, un million de personnes affectées dont 84000 foyers sans logement, et une grande partie du rivage dévasté, mettant sérieusement à mal l'industrie du tourisme très vitale.
Que reste-t-il des promesses de dons ? Sur l'aide internationale promise de 2 milliards de dollars, le pays n'a "pas même reçu cinq cents" selon Mme Kumaratunga, la présidente du Sri Lanka. De nombreux pays subordonnent en effet leur versement à un accord entre le gouvernement et les zones rebelles tenues par les Tigres de libération de l'Eelam tamoul.

Une petite organisation comme Green Hope se voit donc investie d'une mission locale qui pourrait presque apparaître encore comme une forme d'urgence au regard des besoins des habitants et des carences de l'aide officielle.

De fructueux contacts en France ont permis de préparer des actions et dégager des moyens pour les mois et les années qui viennent, entre autres:

- nombreux parrainages de classes, d'écoles, de collèges
- projet finalisé de coopérative de femmes autour d'un atelier de confection artisanale
- projet finalisé de dépistage visuel des enfants scolarisés et fourniture de lunettes
- création d'une liste de correspondants par région
- parrainages de secouristes
- parrainage sportif
- dons importants de municipalités, d'associations, pour des achats de bateaux ou de matériel scolaire.
- enrichissement du site avec une rubrique consacrée au commerce équitable et au microcrédit
- projet de parrainage de personnes âgées
- projets artistiques
- fret-sauvage-militant pour acheminer l'aide matérielle hors des circuits officiels
- soutien d'un éditeur et d'Etienne Daho pour un livre à paraître en septembre et vendu au profit de Green Hope.

Aussi, ces noms de villes ou de villages chantent pour nous: Cuffies, Bourg sur Gironde, La Teste de Buch, Pessac, Trouville sur Mer, Cabourg, Petit Couronne, Sotteville les Rouen, Franceville, Saint Nolff, Cazouls d'Hérault, Sète, Deauville, Rully, Virey le Grand, Lans, Mâcon, Lyon, Monistrol sur Loire, Clermont Ferrand, Saint Tropez, Montauroux, Montpellier, Gordes, Fons sur Lussan, Toulouse, Grau du Roi, Merville, Cyssoing, Mâcon, Chambéry, Amfreville, Touques, Anglards de Salers…

Mais aussi: Secouristes sans Frontières du Mont d'Or, Sète de Cœur, Chevron Solidaire de Belgique, Solidarité Touques, Lion's Club International de Deauville-Trouville, Sri Lanka Cœur à Cœur, Monde de l'Asie et de l'Inde, Action Solidarité Action Citoyenne de Petit Couronne, Res Publica, Association des Pupilles des Ecoles Publiques de la Gironde, Restaurant La Plaisance de Bourg sur Gironde, Ski Club Sétois, Inter Associations de Cazouls, Club Wecci, Les Amis de Rully, Conseil général de Saône et Loire, Ophtalmologistes et Opticiens de Chambéry, Société d'assurances de Roubaix, Entreprise AOS de Levallois, Plongeurs du Monde, M6, Radio France…

Et encore: collège Barbara Hendrix d'Orange, collège des Bauges au Châtelard, école Ferradou de Toulouse, conseil municipal des enfants de Saint Nolff en Bretagne, collège Alfred Kastler de Merville-Franceville, collège Charles Mozin de Trouville, une école maternelle de Nice, collège Rimbaud et école Aristide Briand de Pessac, collège Saint Dominique de Chalon sur Saône, école maternelle de Gujan-Mestras, école Marie Rouanet de Cazouls d'Hérault…

Pendant l'absence de Pierre et Quentin, le bureau permanent d'Hikkaduwa a organisé les chantiers de reconstruction et obtenu de belles réussites, comme le déblocage du container de médicaments pour fournir enfin l'hôpital, ou la gestion indépendante de la coopérative de pêcheurs.

Demain l'équipe renforcée sur place va mettre en oeuvre les nouveaux projets et c'est régulièrement, sur le site, que vous serez informés de l'avancement de ceux-ci.

 

18 juin - 10h00 - Paris, Pierre et Quentin

Retour à Paris, après une soirée à Lyon. Dernier aller/retour rapide avant un nouveau grand départ, demain, pour Sri Lanka, et un programme chargé que nous vous écrirons chaque jour comme depuis bientôt six mois…

Retour à Paris, en fête, d’un été qui paraît si proche… sur l’ordi des dizaines de messages, des petits mots pour nous souhaiter un bon voyage, de Walla, Enrica, Dominique, Carole et Dylan, François qui nous retrouvera le week-end prochain à Hikkaduwa, une lettre de Myriam et Serge, un joli message de Valé et Domi… Et puis toujours ces longs mails d’escrocs milliardaires de bout du monde dont nous ne savons pas comment nous débarrasser… si l’un de vous connaît un truc pour éviter de recevoir ces propositions mirifiques, qu’on ne lit même plus, mais qui envahissent l’écran, d’enfants de dictateurs déchus, qui proposent l’impossible, surtout, n’hésitez pas… surtout que, nous le savons déjà, les connections ne se sont pas arrangées là-bas, et qu’il va nous falloir retrouver l’infinie patience et l’astuce pour vous faire parvenir des infos, des photos, des réponses à vos demandes…

Nous partons avec Lydia, de la Ville de Trouville sur Mer, et Sophie de Savoie qui va commencer à mettre en place les dépistages visuels. Le 24 ce seront Christelle, Jean Christophe, leurs enfants, mi-juillet Nicole et toute son équipe… tant d’ami(e) efficaces, fidèles, auprès de nous.

Cet été sera fort à « green hope ».

Retour de Lyon, nous voulions saluer le départ à la retraite de notre ami de toujours, Marc, directeur de la MJC du Vieux Lyon, Place Saint Jean. Une soirée magnifique qui nous a permis de remercier les nombreux donateurs que Marc a rassemblé dès le tsunami pour nous soutenir. Nous avons retrouvé des amis du spectacles de rue, Thierry, directeur de Biennale et du Musée d’Art Moderne avec qui nous avons parlé de notre projet de résidence d’artistes, le délicieux Jean Guy Mourguet, petit neveu de Laurent Mourguet, le père de Guignol, avec son humour canaille, parfois grinçant, son accent inimitable. Jean Guy qui dirigeait le « petit bouif » dans le quartier des « bouchons », si tendre et émouvant…

Marc a, à juste titre, été honoré, et nous étions heureux d’être présent à cet hommage, un véritable humaniste, homme de bonne volonté qui a révélé de nombreux talents. De Vincent Rocca à Marianne Sergent, ils étaient tous là… Dans peu de temps, Marc ouvrira une Maison des Cultures du Monde à Lyon, et nous nous sommes bien promis de lui présenter les nombreux artistes srilankais que nous connaissons, et d’échanger des créations communes…
A cette soirée, aussi, Alexandrine Pesson, Maire du 5ème, une femme charmante, à poigne, avec du cœur, qui nous a assuré de son soutien à venir…

Le Maire de Lyon est venu manger le couscous avec nous tous. Nous avons discuté avec lui de « green hope », lui aussi nous a promis de nous aider… sûr, nous a-t-il dit, il nous téléphone très vite…

Le Maire de Lyon et Marc

Un moment, nous sommes sortis de la salle des fêtes où se tenait cette soirée. La nuit était claire sur le jardin qu’éclairaient des torches, dans le ciel des étoiles, et la lune mi-pleine. Elle attend notre retour pour que nous fêtions Poya, pleine lune, avec toutes et tous nos ami(e)s que nous allons retrouver pour continuer ensemble la belle aventure de « green hope »…

Une dernière pensée avant de fermer nos bagages pour Jean Christophe, Alain, fidèles au poste qui vont de nouveau galérer pour que nos mots de l’île sous les tropiques vous parviennent. De tout cœur, nous les remercions et leur souhaitons bon courage !

 

15 juin - 19h00 - Paris, Pierre et Quentin

Nous rencontrons aujourd’hui la Société d’assurances et réassurances de Roubaix qui a financé intégralement l’un des chalutiers de « Green Hope ». C’est une société qui compte 800 employés. Nous avons rendez-vous dans un quartier tranquille de Neuilly.
Philippe nous a connus grâce au journal de FR3. Sa société souhaitait faire un don mais à une association de taille humaine, directement sur place.

Nous avons déjeuné avec Walla, Patrick et Philippe qui nous ont raconté la belle aventure de cette société qui s’investit toute entière pour parvenir à offrir le bateau et son armement aux pêcheurs srilankais. Le succès de cette entreprise est d’abord celui de ses employés, puis toute une logique leur a permis de réussir ce challenge, un tronc à l’accueil pour récolter les dons, particulièrement bien défendu par la standardiste, les vœux de fin d’année, jusqu’à la direction émue d’un tel élan qui décide de compléter, avec son argent personnel, pour arriver au but que toutes et tous s’étaient fixé. C’est la belle histoire d’une entreprise unie pour soutenir le peuple éprouvé de Sri Lanka.

Philippe, Walla et Patrick

Ils ne vont pas en rester là. Leur idée est de retenir une photo de leur chalutier comme carte de vœux, et, encore mieux, d’acheter un certain nombre d'exemplaires du livre « Journal du tsunami » de « Green Hope » qu’ils offriront en cadeau d’entreprise. Nous vous rappelons que tous ceux qui vont participer à cet ouvrage commun abandonnant leurs droits au profit de notre association, l’ensemble de ces droits revient à « Green Hope ».

A propos du livre, notre éditeur nous promet, d’ici dix jours, de proposer sur le site un tarif préférentiel par souscription. Nous y tenions beaucoup sachant que les « greenhopiennes » et « greenhopiens » sont souvent des gens de cœur aux moyens financiers limités… pendant un temps, il leur sera possible de réserver le livre, et d’économiser.

Il n’y a pas de hasard, Walla et Philippe nous ont conté pendant le repas leurs voyages, au Cambodge, au Ladack… Patrick a bien envie de venir rencontrer l’équipage à Hikkaduwa… !
Ils parrainent tous les trois, dans leur vie privée, des enfants du bout du monde.

En repartant sous la petite pluie d’orage, nous pensions fort à ces nouveaux amis, leur douceur, leur générosité et repensions à cette phrase de Rivarol : " L’homme modeste a tout à gagner, et l’orgueilleux a tout à perdre : car la modestie a toujours affaire à la générosité, et l’orgueil à l’envie".

14 juin - 19h00 - Paris, Pierre et Quentin

Depuis le tsunami nous correspondions avec Louis, Président de l’association « Plongeurs du Monde ». Grâce au site (sic !). Nous nous sommes retrouvés aujourd’hui à la terrasse d’un petit bistrot montmartrois, au soleil de ce quartier province sur les hauts de Paris, pour finaliser notre collaboration.
Déjà, « Plongeurs du Monde » a largement participé à l’achat d’un bateau. La priorité de cette association est la sensibilisation des jeunes à la protection de l’environnement, la faune, la flore, par la découverte des fonds marins.

Avec « Plongeurs du Monde » nous ouvrons un nouveau programme.

Dans un premier temps, Louis viendra en novembre rencontrer les centres de plongées et les responsables scolaires. Cela nous permettra de découvrir les besoins, et les possibilités sur place.

En janvier, février, Louis reviendra avec plusieurs membres de l’association pour une première double action :

Présentation dans les écoles de découverte de la faune et flore par la projection d’images sous-marines réalisées par eux, puis initiation à la plongée, à partir de huit ans, du bord à 20 m du rivage, en eau calme. C’est ce qu’ils appellent « Palme-Masque-Tuba », un moniteur par enfant pour découvrir et pourquoi pas exorciser l’océan pour les jeunes traumatisés par le tsunami… nous nous souvenons que l’un d’eux nous avait dit : « la mer est cruelle »…

Les classes se terminent en fin de matinée. L’après-midi commencera la deuxième action : avec son équipe de plongeurs-éducateurs, Louis nettoiera les filets de pêche « dormants », accrochés sur les récifs et qui continuent à pêcher, sans récolte de poisson pour les pêcheurs.

Louis,de Plongeurs du Monde
Article sur Plongeurs du Monde

Sur le plus long terme, nous imaginons ensemble la création d’un centre de plongée coopératif, géré et tenu par des srilankais. Ces plongeurs seraient formés, encadrés, par « Plongeurs du Monde ».
Nous pensons qu’il sera aussi possible d’associer le secourisme en mer avec des éducateurs spécialisés au cours de « premiers secours » que nous allons mettre en place avec nos amis de « Secouristes Sans Frontière »

Nous aimons ce programme à la fois souple et précis, riche de découvertes, de pédagogie, de réacclimatation à l’océan : « l’écologie est culturelle ».

13 juin - 18h00 - Paris, Pierre et Quentin

François était hier à Hikkaduwa. Il nous envoie ces nouvelles.

Il a porté les cent kilos de matériel à notre bureau permanent, du matériel de dépistage visuel et pédagogique pour les pré-classes. Nous emporterons dimanche prochain les montures et les verres, lesquels, après dépistage, seront montés sur place afin de maintenir l’économie locale.

Pour la coopérative de femmes, le terrain est entièrement déblayé. Selon la tradition, nous attendons la date propice pour commencer les travaux. Tout dépend de la lune et des conjonctions astronomiques décidées par le Temple.

Pour les bateaux, la mer se calme légèrement. Un bateau de nuit a pu reprendre la mer samedi. Un catamaran part ce lundi, et un chalutier est en mer depuis trois jours. Le cours du poisson a beaucoup baissé, principalement le thon. Aujourd’hui, Kumara se rend à Negombo pour trouver le moteur d’un nouveau chalutier, et un nouveau bateau de haute mer.

Pour les écoles, l’équipe attend notre retour. Nous avons envoyé un dossier, hier soir, pour trouver des financements grâce à l’aide de Dominique, qui nous permettrait d’acheter les terrains et construire ou reconstruire une classe supplémentaire par village…

François était accompagné par Céline de l’ambassade de France qui fait le tour de toutes les associations françaises présentes à Sri Lanka. Ils ont ensemble beaucoup discuté sur les projets de « green hope ». La situation actuelle n’est pas favorable sur l’engagement des O.N.G. . Notre cas est particulier puisque implantée directement dans le quotidien des villages, avant le tsunami, avec l’accord des représentants sur place et notre bureau permanent est dirigé directement par des srilankais. Céline connaît déjà très bien toutes nos actions menées.
François ajoute que sur le retour vers Colombo, la grande route, Galle Road, était totalement bloquée par une manifestation du tsunami, entre Hikkaduwa et Ambalangoda.
Il nous prévient que nous allons avoir quelques difficultés avec les connections internet, mauvaises et déconnectant sans cesse. Lors de sa prochaine venue, il emportera des programmes pour nettoyer l’ordinateur car il craint des virus…

Merci François pour toutes ces informations, notre mission ne va pas être des plus simples mais nous serons ensemble pour affronter les problèmes éventuels.

Quelques infos de France :

Nathalie qui a composé et vendu des bouquets de fleurs au profit de « green hope », nous demande de préciser que les bouquets ont été réalisé par les élèves de CM1 et CM2 de Michel, à l’école Ferradou de Toulouse. De tout cœur, merci !

A la suite de son récit d’hier, Enrica a déjà reçu des réponses de personnes souhaitant s’investir dans le parrainage de personnes âgées. Pour tout contact, écrivez directement à l’adresse mail d’Enrica, donnée dans le journal d’hier.

Myriam et Serge nous ont fait parvenir ce matin des T-shirts que nous allons offrir à l’équipe là-bas… Continuez de commander les vôtres qui nous permettent des recettes pour « green hope ».
Stéphy et Marie vont parrainer l’un des enfants de Susantha*, Enrica et une amie parrainant les deux autres, sa veuve est maintenant soulagée de ces problèmes financiers.

Dans une semaine, à cette heure ci nous serons à Hikkaduwa, avec un programme chargé, de nombreuses visites de volontaires cet été, l’aventure passionnante de « green hope » se poursuit…

* Susantha est le pêcheur de la coopérative Green Hope mort accidentellement au début du moi de mai(voir journal de cette date).

11 juin - 17h00 - Paris, Pierre et Quentin

Ce jour n'est pas un jour ordinaire, nous avons envie de rajouter une "spéciale" au journal:

Florence Aubenas est libre.

Nous sommes toujours émerveillés par la puissance des forces positives, des élans citoyens, quand nous nous reconnaissons dans le peuple de notre pays.
Avec la libération de Florence Aubenas, c'est l'engagement de tous les français, avec les valeurs auquelles nous sommes attachés.

C'est l'espoir que notre pays reste vigilant, actif, déterminé.
Cet élan nous porte et nous réconforte.

Comme le dit sa mère, Jacqueline Aubenas:"On ne s'habitue jamais à la générosité." Sentiment que nous éprouvons souvent à "green hope".

11 juin - 17h00 - Genève, Enrica

C’était un matin vers 11h, à Galle, dans le quartier du marché. Un quartier qui bouge bien, les gens viennent ici depuis les villages de la région pour faire des achats, on y trouve de tout.

En attendant quelqu’un, je m’amusais à regarder les autres, à sentir les odeurs d’épices dans l’air. Je m’étais bien fait avoir sur ce même marché, il y a deux ans, et voilà ce qui m’arrive cette fois…
Un monsieur s’approche de moi et en très bon anglais m’annonce son age, 73 ans et son nom, Monsieur De Silva.
Ce monsieur charmant est très simplement vêtu comme vous pouvez le voir sur la photo. Il porte avec lui un petit sac en plastique qui contient ses effets personnels. Il a l’air humble, pauvre, et très digne.

Nous commençons à discuter ensemble, il me demande d’où je viens, ce qui m’amène dans ce pays…Après avoir satisfait sa curiosité, notre dialogue se poursuit :
Monsieur De Silva me dit : "Pouvez vous me citer deux mots en anglais qui se composent d’une seule lettre ? ". Moi, dans ma tête, je commence à me demander ce qu’il cherche à savoir, où est le piège, faut-il lui laisser le plaisir de trouver la bonne réponse ?
Rien de tout cela, la bonne réponse étant tout simplement l’article A ( en français : un, une ) et le pronom I ( en français : je ).

Et Monsieur de poursuivre : »Quel est le mot le plus long dans la langue anglaise, il contient 28 lettres ? Connaissez vous une phrase en anglais qui contient toutes les lettres de l’alphabet ? »
Le pire c’est que j’étais gênée, car malgré mes études en anglais je n’avais aucune réponse, alors que lui les connaissait toutes. Pour m’instruire, il les a même écrites sur un bout de papier que j’ai gardé précieusement et ensuite photographié pour vous.

Il m’a ensuite un peu parlé de sa vie, il avait été, disait-il, Secrétaire d’un Premier Ministre.
A le voir, Monsieur De Silva me paraît très pauvre, probablement seul, mais j’étais impressionnée par sa bonne humeur.

Un cas parmi tant d’autres qui montre bien que même secrétaire d’un ministre, on vieillit comme les autres avec une pauvre retraite, et sans famille sur laquelle se reposer, la vie est très dure.
Après une longue vie de travail,les anciens méritent repos, sérénité et de quoi vivre convenablement pour profiter des dernières années.

Nous l’avons déjà lu sur le site : le parrainage de personnes âgées serait une super-idée.

En écrivant ce récit, je pense aussi au patron d’une chambre d’hôte que j’ai rencontré à Barcelonne l’année passée et qui me parlait de son « fils adoptif », il s’agissait en fait d’un parrainage. Ce fils adoptif était un ancien cuisinier indien qui a maintenant 80 ans…et son parrain va lui rendre visite chaque année.
En attendant je suis sûre que Monsieur De Silva serait ravi de correspondre avec nous. Si quelqu’un(e) écrivant un peu l’anglais souhaite communiquer avec lui, lui offrir un peu de son temps, j’ai son adresse que je peux vous communiquer par mail : enricatomasina@hotmail.com

Pour Monsieur De Silva, quelques lignes, de temps en temps, seraient un grand cadeau…

Monsieur Da Silva, à Galle
Au Sri Lanka on connaît le mot le plus long de la langue anglaise...
et la phrase qui contient toutes les lettres de l'alphabet.

10 juin - 23h00 - France, Pierre & Quentin

Paris a des airs de printemps. Les terrasses sont pleines. Les pavés des rues sont tièdes. Et les jours n’en finissent plus… ce soleil là, avec son petit vent frais, porte les odeurs de la ville, les châtaigniers, la pierre froide, le grésil des métros, et tout ce métissage de poubelles et de fleurs citadines… rien ne vaut cette bière fraîche que l’on boit avec des amis, après le jour, tard dans la nuit, comme celle dégustée avec Jean Christophe aux premières heures de ce matin, avant d’aller dormir. Jean Christophe nous concocte avec Alain un site super… dans quelques jours, nous leur laissons la primeur… !

Et puis, il y a des nouvelles qui sont des vrais bonheurs, « green hope » est bien vivant.

Dimanche dernier, à Fons sur Lussan, Dominique exposait ses si belles photos à l’école maternelle qui avait offert les dessins et les jouets aux enfants de Pathuwatha…

L'association "Chevron Solidaire" (Belgique) a mis aux enchères à notre profit un ballon de football dédicacé par l'équipe du Standard de Liège. Ce don nous permettra d’améliorer notre projet sport…

Angélica, des Productions Gédéon, a partagé une matinée avec nous pour préparer un long métrage sur le tsunami qui sera diffusé sur M6…

François nous envoie un mail : grâce à Valé et Domi, toujours là, proches, et à Martine aussi, nous avons réalisé avec succès le premier « fret-sauvage-militant »... ! Dix touristes nous ont offert 10 Kg chacun de leurs bagages, soit 100 kg que François a récupéré à l’aéroport, du matériel pédagogique pour les petites écoles, les premiers test de dépistage visuel, des médicaments. François nous les portera lors de sa prochaine venue à Hikkaduwa. Voilà une expérience à renouveler…

"Rodolphe, messager des enfants, du Conseil Municipal des Enfants de Saint Nolff, en Bretagne, Commune du Monde, nous annonce que les enfants ont retenu l'idée de parrainer une pré-classe avec "green hope": Le CME, qui a commencé à récolter des dons, souhaite aujourd'hui rassembler une commune pour mener à bien ce projet qui lui tient à coeur. Lors du dernier congrès national des conseils d'enfants et de jeunes, le slogan était: " Ensemble on est plus fort..." Nous avons en projet d'aller les visiter en septembre...

Gérard, de Petit-Couronne, nous a fait parvenir des photos de cette soirée inoubliable en Normandie…

Petit-Couronne
Chorale de la Clé des Chants
Dany
Petit Couronne

Dany, Principale du Collège Barbara Hendrix d’Orange nous a fait parvenir aussi des photos de la soirée organisée au Collège pour « green hope ». La première classe à option « solidarité » ouvrira le 9 septembre prochain, ce qui est particulièrement courageux à Orange… Cette classe a décidé de consacrer au moins sa première année à leur participation à nos actions. Nous en sommes très fiers et bien sûr, nous serons le 9 septembre à Orange, au collège, pour partager cette rentrée avec elles et eux.

Nous avons déjeuné aujourd’hui avec Arnaud, Président de Secouristes Sans Frontières, et Dominique que nous avions rencontrés à la Bourboule. Nous avons concrétisé leur généreuse proposition d’offrir, avec « green hope », un nouveau chalutier aux pêcheurs d’Hikkaduwa. Ce chalutier prendra la mer au plus tard pour la fin de l’année et ils nous ont promis d’être présents pour ce grand évènement. Ils profiteront de leurs venues pour initier, en anglais, les pêcheurs au « sauvetage du travail », ainsi que l’AFPS, réactions d’urgence, gestes secouristes, adaptés au milieu de la pêche, avec des formations de formateurs. Cette association réalise réellement un travail magnifique, humaniste, efficace, concret. Leur confiance et la reconnaissance de nos projets sont pour nous un soutien superbe. Puis Dominique nous a quitté pour rejoindre ses amis, en partance dès ce soir pour l’Arménie…

Les travaux de construction de l’atelier de femmes ont commencé aujourd’hui.

« Le bon sens nous montre que la vie humaine est courte, et qu’il vaut mieux faire de notre court passage sur terre quelque chose d’utile pour soi et pour les autres. » Dalaï-Lama.

 

8 juin - 18h00 - France, Jean-Christophe

Le bouddhisme à SRI LANKA

De par la proximité de la pointe de l’Inde du sud, le Bouddhisme arriva à Sri Lanka aux alentours de 250 av J.C.
L’empereur Ashoka régnait alors en Inde depuis une vingtaine d’années. Réputé pour être un Empereur remarquable, ce laïc bouddhiste dit «  le juste », oeuvra sa vie durant pour la diffusion du Bouddhisme. Ashoka chercha à gouverner par la justice, la non-violence, et la générosité associées à l’enseignement bouddhiste. Il avait, vers la fin de son règne, porté le Bouddhisme du Nord-est au Sud du continent indien.

Il ne manquait qu’un petit bras de mer à franchir, pour le porter jusqu’à Sri Lanka.

Et ce fut l’un de ses fils, le moine Mahinda, qui le franchit selon le Mahavamsa (la chronique de l’histoire ancienne de Sri Lanka). Mahinda introduisit le dharma dans une île où régnaient quelques religions : Brahmanisme, cultes ancestraux et animistes de la nature. Il s’implanta tout d’abord près d’Anuradpura, la capitale, d’où il supervisa la construction des monastères. Il fit aussi parvenir dans l’île quelques reliques du Bouddha, de son bol à aumône, à sa clavicule droite, augmentées par la suite de cheveux, et d’une dent (celle-ci étant encore conservée à Kandy.)

Le Bouddhisme, pratiqué à Sri Lanka, est le Bouddhisme Theravada (la doctrine des aînés) issu d’une école conservatrice de l’ancien Hinayana indien (petit véhicule). Cette école fut codifiée à Sri Lanka où elle s’y développa pour se répandre peu à peu en Birmanie où des moines cinghalais convertirent le roi au 12ème siècle, puis la Thaïlande un siècle plus tard, et enfin le Cambodge et le Laos au 14ème siècle.

Alors que le Bouddhisme se mourrait en Inde, le Theravada, quant à lui, s’enracinait à Sri Lanka et dans l’Asie du Sud-est, où il reste aujourd’hui prédominant, symbolisé par les moines à la robe orangée, signe de renoncement. « Abandonnant la violence à l’encontre de toutes choses vivantes, … »

C’est ainsi que peu à peu le bouddhisme prit sa place au sein de la vie à Sri Lanka, basé sur quelques principes fondamentaux de non-dualité du corps et de l’esprit, de soi et de l’environnement, ou de la loi de causalité, qui replace la responsabilité au cœur des évènements.

« Les êtres sont responsables de leurs actes, ils sont héritiers de leurs actions. Ils ont des actes pour matrice, des actes pour parenté, …. » Anguttara-nikâya

Le rythme de vie est ainsi ponctué, de prières et de méditations. Toute la vie monastique est liée au Vinaya, sorte de compilation de règles dont l’une des plus importantes pour les moines est le jour de l’observance à la nouvelle et à la pleine lune.
Le bouddhisme a réussi à Sri Lanka à respecter et intégrer les croyances populaires. La pratique y est très vivante dans la population, attentive et respectueuse envers un clergé fort et structurant jusqu’au fin fond du pays, dans le respect profond de l’esprit des textes sacrés. Il a imprimé peu à peu une construction mutuelle d’un peuple autour d’un mode de pensée, jusqu'à en créer une identité où, pendant plus de 2000 ans, la plupart des cinghalais ont identifié le Bouddhisme au fait d'être Sri Lankais.

Importante dans cette histoire est l’image de l’arbre, si symbolique dans le bouddhisme ancien. Arbre de l’éveil, symbole d’un développement majestueux qui puise sa force dans ses racines profondément ancrées.

Références bibliographiques:
L’éveil du Bouddha. De Tom Lowenstein, chez Albin Michel.
Le livre des sagesses, chez Bayard.

7 juin - 20h00 - France, Pierre & Quentin

Retour à Paris, un petit air de province, tout là-haut à Montmartre, ses petites rues pavées, ses jardins secrets, une colline au nord de la capitale…

Ce matin, nous avons été chercher nos billets d’avion. Nous partons avec Sophie pour le dépistage visuel, Lydia qui représente l’engagement nouveau de la Ville de Trouville pour la coopérative de femmes…
Quelques jours plus tard arriveront Christelle, Jean Christophe, les enfants. Christelle se mettra tout de suite au travail : suivi des travaux, choix des ouvrières, essais sur les premières productions. Maintenant qu’une société privée s’est investie sur ce projet, nous sommes plus sereins : dès août nous pourrons salarier les femmes en sachant que les premières recettes ne peuvent pas être escomptées avant décembre. Par principe, les femmes toucheront le même salaire que les pêcheurs. Nous épargnerons aussi chaque mois pour la banque coopérative. Nous aimerions que la banque puisse permettre la prise en charge des femmes mères isolées et de leur(s) enfant(s)…

Dans le même temps, Jean Christophe commencera par les illustrations du livre, poursuivra par l’atelier marionnettes à Pathuwatha…

A la mi-juillet, Nicole sera avec nous pour continuer le jumelage de Seenigama avec son équipe constituée en Savoie.
Dans cette équipe, dès août, les deux jongleurs acrobates se rapprocheront de Jean Christophe et d’artistes locaux pour créer un spectacle qu’ils joueront par les villages et les écoles.

Avant la fin août, nous devons collecter puis choisir les textes, photos, illustrations afin que le « journal du tsunami » paraisse début octobre aux éditions "A contrario". Il retracera notre aventure les six premiers mois qui ont suivi le désastre.

Cazouls va nous envoyer tout le matériel nécessaire à la création d’une équipe de « tambourins », le sport local, à Hikkaduwa. Ils nous ont fait parvenir le logo qui sera imprimé sur les tambourins-raquettes…

Nous avons reçu un appel d’Hikkaduwa, des nouvelles qui font plaisir : les travaux de l’atelier de femmes commence après-demain, et la maison de Taranga sera entièrement reconstruite, finie, la semaine prochaine ( merci Carole, Dominique, Dylan et leurs amis )...

 

4 juin - 19h00 - France, Pierre & Quentin

Hier, Monsieur le Maire de Trouville nous reçoit dans une brasserie le long du port. Comme lui, nous rendons hommage à Thierry qui est le pilier de l’implantation de « Green Hope » sur la Côte Fleurie…C’est lui qui le premier a pris contact avec nous, puis avec toute son énergie est parvenu à cet immense élan de solidarité…et toute cette énergie, avec la délicatesse, l’élégance, l’humilité qui le caractérise.
Monsieur le Maire nous explique que sa commune a choisi deux associations dont les actions sont lisibles, concrètes, transparentes, mais, de plus directement liées aux pêcheurs.
Il nous assure que la Ville de Trouville souhaite s’inscrire dans le temps et reste présente à la poursuite de nos programmes.

Le Lion’s Club International de Deauville - Trouville, représenté par son Président et son Trésorier, explique qu’« il craignait une dérive des fonds humanitaires » et rendait hommage à « Green Hope » en adhérant en toute confiance, puis remettait une dotation exceptionnelle à notre association.
Nous rappelons que l’une de nos priorités est le quotidien dans la durée ( vous le savez ... !), et que le devenir de l’humanité est dans l’intérêt que nous portons à nos frères du bout du monde.
Cette réception est suivie d’un repas, pris dehors, le long du quai, sous un petit soleil innocent et vif comme un vent du large. Nous retrouvons François de Cabourg, avec lequel nous partageons les utopies réalisées, et la délicieuse Maud, adjointe au Maire de Trouville. Maud est belle d’une émotion profonde, vécue. Un regard qui se pose où transparaît une vie de passion, de doute, de lucidité et d’amour. Elle accompagnera Thierry en novembre, à Hikkaduwa…

Nous nous retrouvons tous, quelques heures plus tard, au Collège Alfred Kastler de Merville - Franceville qui organise une Soirée de Solidarité Sri Lanka. C’est « Green Hope » qui recevra les fonds et sera garante de leur bonne utilisation.
Cette fête est une réussite magnifique, il y a foule pour visiter et assister à des spectacles de danses, musiques, chants, groupes de rock, expos, activités ludiques…
Nous voulons remercier de tout cœur Dominique et toute son équipe pour cette vraie solidarité avec le peuple de Sri Lanka. Sans nul doute, les recettes de cette soirée extraordinaire permettront de compléter efficacement la « Caisse des Ecoles » de la communauté de communes de la région de Cabourg.
A la fête, nous rencontrons aussi Lal di Silva de Negombo, sa famille y réalise des batiks, Nan Dakumar Kandasamy, tamoul du nord est de l’île, et Niletti de Silva Chanduka de Colombo. Ils travaillent sur la région. Nous échangeons sur « notre » île, si loin, si proche de nos cœurs…
Rencontre aussi avec le Directeur de l’école élémentaire de Merville, qui a eu une belle idée pour s’associer au soutien de la Côte Fleurie à « Green Hope » : la coopérative scolaire a décidé d’offrir 1€ par enfant, et chacun des enfants a lui-même apporté 1€…

Malheureusement, le temps presse, il nous faut partir pour la gare de Deauville où Christelle et les enfants nous arrivent de Paris. Après quelques gouttes de pluie, un vent de gifles, plutôt froid, a nettoyé le ciel. Une lumière irréelle de conte de fées ajoute au bonheur de se retrouver tous ensemble ici.
Nous dînons dans une crêperie. Elles sont bonnes, les crêpes normandes…
Quand nous sortons, le ciel nous raconte une nouvelle histoire, un ciel de turquoise bleue feutré d’encres marines…

Ce matin, le Maire de Trouville sur Mer nous invite à l’inauguration du Salon du Livre. Nous y croisons Olivier, le Directeur des Services, avec lequel nous parlons de ce drôle de temps, « c’est une région où nous avons la chance qu’il fasse beau plusieurs fois par jour ! ». Olivier se félicite de nos collaborations : « un vrai lien ». Olivier est un homme de contact, d’une intelligence vive, efficace. Nous sommes d’autant plus fiers de cette reconnaissance.
Tous les gens que nous croisons nous parlent du site, ils nous racontent notre vie, nos rencontres, nos anecdotes… Vraiment notre site est le cœur battant de l’aventure de « Green Hope »… Nous pensons fort à nos amis de l’autre coté de cet écran qui relient chaque jour nos mots, qui vous les portent…
Nous profitons de ce passage à la Mairie pour visiter une très belle expo : « Loups de mer » sur les pêcheurs du monde, des photos superbes, des textes aussi, tel, à propos du temps normand : « Pour ne pas dire de menteries, on ne parle pas du temps.. ! » des paroles de Samy, coquillard.

Trois amis Srilankais à Merville
Solidarité au collège de Merville

Lydia, Thierry, Maud
de Trouville sur Mer

Avant le déjeuner nous avons rendez-vous avec le Principal du Collège Charles Mozin qui réfléchit avec son équipe sur un jumelage. Le Collège compte 350 élèves, sa particularité est son atelier théâtre, mais aussi les problèmes d’environnement du littoral. Nous lui proposons d’imaginer un jumelage de plusieurs collèges de la Côte Fleurie avec les collégiens d’un collège srilankais. Cette région a le sens de la solidarité et de la communauté, ensemble ils seront plus forts, avec plus de moyens afin de réaliser les projets.
Le Principal, un homme charmant, lit aussi notre site... Avec humour, il nous annonce qu’il sait que nous buvons des apéritifs… et nous offre un Vouvray pour conclure cette réunion…

Nous déjeunons de moules frites sur le port. C’est une brasserie guinguette, une fille émouvante chante dans un micro hurlant les vieux succès nostalgiques, accompagnée d’une boite à rythme. Nous mangeons sur la terrasse, laissant la salle bruyante et enfumée à un groupe de sportifs légèrement éméchés. Ils applaudissent un air connu, elle dit : « du coup j’ai plus peur » et ce moment est pathétique.

Juste un petit café après les moules et nous partons pour Touques. Comme nous vous l’avons annoncé, l’association « Solidarité Touques » organise aujourd’hui une vente de vêtements au profit de « Green Hope ». Nous y arrivons sous une pluie couleur ardoise suivie d’un soleil éclatant, calmement Thierry nous dit que c’est la marée…
« Solidarité Touques » est de ces associations discrètes qui font un travail de fourmis. Des volontaires déterminés qui donnent espoir dans l’humanité : tout au long de l’année, nourrissent et vêtissent les nécessiteux, une quarantaine de familles, livrent les repas aux personnes âgées, en collaboration avec le Secours Populaire.

Après cette visite, nous rentrons vous écrire ce long journal. Ce soir, Lydia et Christelle causeront au dîner de la coopérative de femmes… Dans deux semaines, exactement, nous serons dans l’avion à cette heure, pour rejoindre nos amis d’une autre mer, du bout du monde, l’Océan Indien, nous leur raconterons combien les gens du bord des mers, chez nous, ont du cœur…

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Nous avons bien reçu les magnifiques calendriers de Michel, envoyés par Jean-Christophe. Nous les avons tous vendus tant ils ont plu, en Normandie. Une nouvelle fois: un grand merci pour cette belle initiative.
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2 juin - 23h00 - France, Pierre & Quentin

Hier, à Cabourg, nous avons parcouru la ville à la recherche…de Proust…
Aujourd’hui, à Petit-Couronne, nous sommes sur les terres de Corneille, ici se trouvait sa maison de campagne, que l’on peut visiter… A 11h, nous retrouvons Gérard et Philippe dont nous avions fait la connaissance à la soirée concoctée par Jean Christophe et nos amis, au China Club, début février.

Depuis décembre, l’Association Action Solidaire Action Citoyenne est à nos cotés, nous faisons connaissance avec le noyau dur autour d’un apéritif. Certain(e)s de ses membres ont même offert une journée de salaire à « green hope ». Ils ont organisé de nombreuses manifestations pour nous soutenir et sont parvenus à acheter un catamaran, et des aides pour une pré-classe.

…Mais déjà nous devons repartir : notre ami de toujours, Pierre Bourguignon, Maire de Sotteville les Rouen, nous attend dans sa Mairie. Il a organisé un déjeuner pour notre venue en Normandie…et une belle surprise : ce soir, au Conseil Municipal, il proposera d’attribuer à « green hope » une subvention. Quel bonheur de retrouver Pierre, après trop de temps…sa fidèle amitié est une qualité si rare chez les hommes politiques.
Le déjeuner terminé, nous nous quittons en nous promettant de nous revoir bientôt. Le temps presse, nous avons rendez vous avec la Comédia Muse. Cette compagnie est installée dans une ancienne école maternelle de Petit-Couronne, la Rotonde. La Comedia Muse est une jolie histoire de création, d’action culturelle, d’international, destiné au jeune public. Une farouche indépendance militante tout en restant très attachée au maillage du quartier, de la ville.

Dans le même temps, Nicole nous téléphone pour nous annoncer que les deux jeunes acrobates et jongleurs du Châtelard ont reçu une bourse pour passer l’été à Hikkaduwa. C’est une bonne nouvelle.

Puis nous sommes reçus par Monsieur le Maire au cours d’une réception en Mairie. Il félicite l’AASIC pour sa démarche citoyenne de fraternité universelle en direction de « green hope » à Sri Lanka. Gérard dit à nouveau sa volonté de favoriser l’émergence de la démocratie dans le respect des droits de l’homme. Ce ne sont pas des mots du hasard, mais la réalité de cet homme de terrain, Maire de Petit-Couronne pendant 27ans, direct, déterminé.

ASSIC de Petit Couronne

Le Maire de Sotteville les Rouen
et Gérard

Il fait un temps de doux printemps... Le ciel est d’un bleu pâle ouaté et l’herbe verte et tendre… s’allonger juste quelques minutes avant la grande soirée organisée par l’AASIC pour « green hope »… Cette soirée commence par des présentations d’images et de projets communs et se poursuit par des questions d’un public nombreux, curieux, attentif. Le temps passe vite, passionnément…Cette réunion dure plus de deux heures, elle est si riche que nous avons l’impression d’un moment plus court…Et commence la soirée-grillades remarquablement orchestrée par cette association dynamique. Une nouvelle fois, grâce à la magie du site, les donateurs du deuxième bateau de « green hope », l’Araliya, nous ont repéré et nous ont rejoint… (merci Jean-Christophe et Alain ! )… Il y a foule et c’est un délice de partager ce repas ensemble sur de longues tables, dehors, à la tombée du jour… Il est 23h. Nous devons rentrer à Trouville sur Mer où Thierry nous a laissé son appartement pendant tout notre séjour en Normandie. Nous reprenons la route dans la nuit profonde. Une autre journée bien remplie nous attend tout à l’heure…

1er juin - 23h00 - France, Pierre & Quentin

Elle est vraiment fleurie, la "Côte fleurie" !, comme autant de villes et de villages qui se sont associés pour soutenir "Green Hope".
Nous voulons vous les citer tous: Gonneville en Auge, Colombelle, Bavent, Escoville, Breville les Monts, Varaville, Ranville, Amfreville, Herouvillette, Merville Franceville, Petitville, Giberville, Mondeville, Houlgate... et bien sûr Cabourg où nous sommes arrivés en fin de matinée, à l'invitation du Maire.

Le Maire de Cabourg nous a reçus dès notre arrivée dans son bureau avec son Directeur des Services, et tout de suite nous nous sommes sentis en communion avec eux. Le Maire est un homme grand, fin, chaleureux, avec des allures d'éternel adolescent, fougueux, passionné et passionnant. Son Directeur est attentif et dévoué, plein d'humour en anecdotes, et derrière des allures bougonnes transparaît un coeur tendre. Les deux hommes nous attendaient avec impatience: depuis le tsunami, en urgence, le Maire de Cabourg et celui d'Amfreville, Président de la Communauté de Communes, se sont décidés à aider les victimes du tsunami... mais, incroyablement, ce n'est pas si simple... les grandes instances, l'ambassade de France font la fine bouche, les dons arrivent de partout... comme si nous ne manquions pas tant !

Docteur Henrié
Maire de Cabourg

Mosaïques de Cabourg

C'est grâce à Thierry, de Trouville, que Cabourg nous a découverts. On n'écrira jamais assez le dévouement et les actions de Thierry pour "Green Hope". Il vient d'accepter d'être le représentant de "Green Hope" en Normandie.

Après un déjeuner dans un restaurant très chic avec le Maire, son Directeur, le Maire d'Amfreville et Lidia, de la Mairie de Trouville, qui nous a rejoints, le Maire, proustien sans limite, nous a fait visiter le Cabourg de l'écrivain, jusqu'à nous emmener par des escaliers dérobés jusqu'à la terrasse du Grand Hôtel, jusqu'à la chambre 414, celle, reconstituée, de Proust...

Avec un peu de retard, nous avons été visiter la Mairie d'Amfreville... mais nous étions déjà rattrapés par le temps, les Maires des Communes nous attendent à Cabourg...

Nous avons présenté le projet réfléchi que nous avons imaginé pour ces communes: une caisse des écoles et collèges.
Sur le même principe que la banque coopérative des pêcheurs, celle bientôt de la coopérative de femmes, nous proposons d'utiliser cette dotation pour répondre aux multiples besoins de notre programme scolaire: matériel, dépistages, bilan de santé, initiation au secourisme, bourses aux plus démunis pour qu'ils puissent poursuivre leur scolarité, informatisation...et même, si les moyens le permettent, aide aux études supérieures, pour les élèves les plus doués... Comme toujours, ce programme veut s'inscrire au quotidien, mais dans la durée.

Après un débat, des questions, les villes et villages de la "Côte Fleurie" ont décidé de s'associer à "Green Hope" sur ce projet.

Le Maire de Cabourg a eu de nombreuses attentions très émouvantes comme celle de poser des drapeaux srilankais dans sa Mairie, ou nous offrir ce pot de l'amitié après cette réunion... Un accueil magnifique... Et ce n'était pas fini, ce soir nous retrouvions Thierry, à Trouville, chez lui, avec tous ses ami(e)s autour d'un dîner délicieux... De chez lui, nous avons regardé le soleil se noyer, très rouge, une ligne, dans la mer. La Normandie est un paysage d'aquarelle, une lumière particulière qui révèle les camaïeux, des gris jusqu'aux oranges... et dans cette ambiance si douce d'amitié chaleureuse, nous nous souvenions d'une citation du Maire de Cabourg, citation de Proust, bien sûr!:

"Le coucher de soleil n'avait oublié qu'une couleur, le rose...."

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Pendant notre présence en Normandie la Ville de Touques organise, samedi prochain 4 juin, de 10h à 18h, 4 rue des écoles, une vente de vêtements au profit des victimes du tsunami à Sri Lanka. Les bénéfices seront remis à "green hope" (O2 31 81 39 10 )...
Pour cela, nous décidons de rester un jour de plus, samedi, en Normandie, pour remercier de vive voix les organisateurs de cette initiative... Nous y serons, avec Jean Christophe, Christelle et leurs enfants, qui nous ont rejoints en Normandie.
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Info express: Réunion "Soirée solidarité Sri Lanka" qui aura lieu le  3 juin au collège de  la commune de Merville dans le Calvados,

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31 mai - 18h00 - France, Pierre & Quentin

Depuis samedi, nous ne nous sommes pas écrit... nous déjeunions ce jour là avec le Maire et un adjoint de la petite ville d'Anglards de Salers, connue pour ses magnifiques tapisseries, très rares, au Château de la Trèmolière. Après le tsunami, dans l'urgence, ce village a concentré toutes ses énergies pour aider "Green Hope": la Mairie, les Sapeurs Pompiers, l'association "Chemin du patrimoine et découverte"...

Et puis dimanche nous sommes rentrés à Paris. Nous avons lu le journal de François, vu les photos... de là-bas où nous serons bientôt.

Hier, nous avons déjeuné avec l'association Res Publica, Françoise, Thierry, Jean-Claude. Depuis longtemps, nous étions en contact, mais avant de s'engager à nos cotés, à juste titre, ils voulaient nous connaître. Nous avons passé un moment passionnant: ils nous ont raconté leurs actions au Burkina Faso, construction de dispensaires, de maternités, de logements. A cela s'ajoutent des frais de scolarité... Mais ce qui nous unit, ce sont des valeurs et des intérêts communs: l'aide au développement durable, le respect du travail des femmes, la durée.

Ce matin, nous recevons un mail de Res Publica très encourageant pour "collaborer avec vous sur un de vos projets (pré-school ou coopérative de femmes)".

Demain, très tôt, nous partons pour la Normandie, nous vous rappelons les rendez-vous publics:

Cabourg, le 1er juin, réunion en Mairie à 17h.

Petit-Couronne, le 2 juin, à 18h réunion publique, suivie par une soirée grillades de 20h à 23h, à la Grange des Tourelles.

Trouville le 3 juin, réunion en Mairie, à 18h.

Au jour le jour nous vous raconterons toutes nos rencontres et les nouveaux projets...
En attendant, Paris, les paperasses, la course, repréparer nos valises, le plaisir de rencontrer tous ces amis... et voir la mer...

 

30 mai - 9h00 - Hikkaduwa, François.

Hier, j’ai rencontré Sylvie et Alain avec qui nous sommes en contact par mail depuis le Tsunami. Le 26 décembre, ils étaient à Dickwela dans une Guest house sur la plage, ils dormaient encore… Très marqués par ces tragiques événements, ils ont décidé, dès leur retour en France, de retourner au Sri Lanka pour aider ce village. Ils sont de retour depuis 2 semaines et grâce aux différentes collectes qu’ils ont personnellement mises en place : organisation d’un spectacle par exemple, ils ont pu aider les pêcheurs de Dickwela, l’école et l’hôpital. Le reste de leur collecte sera reversé à Green-Hope.

Au Sri Lanka, c’est maintenant le début de la mousson. Toutes les nuits sont marquées par de très fortes pluies qui continuent parfois la journée entière comme c’était le cas hier. Encore une fois, on raconte que ces pluies ne sont pas normales, des rumeurs circulent une fois de plus : on n’avait pas besoin de ça…

Actuellement, nos petits bateaux ne peuvent pas sortir en mer, et cela depuis bientôt trois semaines. On nous annonce que le mauvais temps peut durer 10 jours encore. Cette situation va rapidement poser un problème à une partie des pêcheurs qui sont déjà dans une situation précaire. Pour éviter qu’ils décident, malgré les mauvaises conditions météorologiques de partir en mer, nous allons mettre en place une indemnité pendant les périodes où ils ne pourront pas pêcher. Cette indemnité ne remplacera pas leur salaire mais elle leur permettra de nourrir leur famille.

Avec Kumara, nous avons aussi discuté de l’atelier pour femmes. Nous avons reçu les plans hier. Environ 10 femmes pourront y travailler. Le chantier devrait durer un mois. Green Hope s’agrandit…

François.

La mer actuellement est très mauvaise
Les petits bateaux ne peuvent pas quitter le port dans ces conditions
Sylvie, Alain, Kumara au port d'Hikkaduwa

 

 

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